Histoire : La traite des fourrures 1535 à 1842

Le SaguenayLac-Saint-Jean a une histoire riche en couleur. De la découverte du «royaume» au commerce régional, chaque bout d’histoire a dessiné qui nous sommes aujourd’hui. 

Le terme « Royaume »

À la découverte de la région, Jacques Cartier tentait de comprendre ce que les amérindiens lui expliquaient. À son retour en Europe, il explique au Roi François 1er que les terres découvertes sont soumises à une autorité royale, que c’est une société hiérarchisée tout comme en Europe et qu’il faut absolument la conquérir.

Les amérindiens, futés et désireux de conserver leurs terres, font tout en leur pouvoir pour garder les blancs hors de la région. Ils conservent donc ce mythe de royaume qui les protègent de l’envahissement. Ce n’est qu’après plusieurs années et bien des échanges que les Européens constatent qu’en fait Jacques Cartier n’avait pas bien compris.

Le terme de « royaume » est resté et fait maintenant partie intégrante de notre histoire.

La Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la Nouvelle-France

C’est en 1627 que le cardinal de Richelieu créa la compagnie des Cent-Associés dont la centaine de membres promettent de peupler la Nouvelle-France. La mission de la Compagnie est le développement, la découverte du territoire et l’exploitation de la Nouvelle-France. Le tout devait se dérouler sur une période de 15 ans : 4 000 colons Français catholiques à envoyer en Nouvelle-France. La compagnie ne parvient pas à réaliser son mandat et en 1645, elle transfère son monopole de traite en Amérique du Nord (sauf l’Acadie) à la Communauté des Habitants (ou Compagnie des Habitants). La Compagnie des Associés se dissout le 24 février 1663 car le mandat n’est pas rempli.

Piékuagami ou lac Saint-Jean ?

Jusqu’à 1647, le vaste lac à l’ouest du Saguenay se faisait appeler Piekuagami par ses habitants. Ce « lac peu profond » avait été protégé par ses habitant de l’invasion des autres nations. Lorsque le père Jean Dequen, missionnaire blanc, décida de remonter jusqu’à la source, il « découvrit » le Piekuagami. C’est donc en son honneur qu’aujourd’hui le Piekuagami possède le deuxième nom, plus usuel, de lac Saint-Jean.

La Compagnie de la Baie d’Hudson

Le 6 mai 1670, le Prince Rupert fonde la «Compagnie des aventuriers d’Angleterre» faisant le commerce dans la baie d’Hudson. Œuvrant majoritairement dans la traite de la fourrure, ils ont le contrôle de tout le territoire baigné par les rivières et les cours d’eau se jetant dans la baie d’Hudson. Représentant environ 4 millions de km2. Au fil des ans, la Compagnie redirige son mandat et approvisionne les fermiers, les promoteurs et les pionniers en une multitude de produits et d’outils. Cette réorganisation marque le début de l’entreprise moderne que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de « La Baie ».

 

Culture et patrimoine Histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

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