Auberge Carcajou / La cuisine par amour…

C’est une belle histoire d’amour… Presqu’un compte de fée qui nous permet aujourd’hui d’apprécier la gastronomie régionale dans ce qu’elle a de plus authentique, de plus audacieux et de plus inventif. La cuisine d’Émy Allaire est un modèle de symbiose extraordinaire avec notre terroir… Avec notre nature !

L’Auberge Carcajou est d’abord issue d’une histoire d’amour filiale puisqu’avant que les talents d’Émy ne puissent s’accomplir, il a fallu que sa mère, Lise Tremblay, l’inspire en lui enseignant la passion de la terre et de ses fruits, les propriétés gustatives des épices de la forêt, la patience méthodique de la cueillette, la connaissance de la mycologie, le respect des traditions et la curiosité pour les faire évoluer.

Marc-André-Roy, Émy Allaire et sa mère Lise Tremblay L’auberge, c’était le rêve de Lise puis elle l’a réalisé avec Émy et son conjoint Marc-André Roy qui a quitté les Cantons-de-l’Est pour suivre sa belle, se joindre à l’aventure et en devenir l’administrateur, le barman, le serveur… L’homme à tout faire.

Un besoin comblé

De l’avis général, il manque une auberge et une restauration de qualité supérieure au Valinouët. Cette lacune est comblée en bonne partie par l’auberge Carcajou, un relais gastronomique situé sur la route du Valinouët, à moins d’une vingtaine de kilomètres de la station alpine.

Il s’agit d’abord d’une auberge de charme, de calme et de nature, construite avec le bois qui a poussé sur le terrain. Un gros bâtiment qui respire l’amour avec neuf chambres coquettes sans télé mais avec Wifi. On peut choisir avec ou sans salle de bain. Le bar est particulièrement agréable avec le foyer de masse qui trône au centre. La salle à manger conviviale accueille une quarantaine de personnes.

La bouffe d’abord et surtout

Le séjour à l’auberge Carcajou s’incruste toutefois dans nos mémoires à cause de l’expérience gastronomique inusitée qu’il procure.

Crevettes nordiques sur rösti de topinambour

J’y ai soupé en compagnie de chroniqueurs cuisine de Montréal qui ont été subjugués par le menu élaboré par la jeune chef Émy Allaire, tout comme je le fus. Cette virtuose de 26 ans elle a une boule de passion et elle semble aborder tout ce qu’elle fait avec la même flamme. Elle démontre une intuition débridée et une maîtrise éblouissante de l’alchimie des saveurs. Pour y parvenir, elle se fait la complice de la nature en passant ses étés et ses automnes à cueillir des épices boréales, des petits fruits et des champignons ou à soigner son jardin dans lequel se côtoient l’ail, les topinambours, les courges et bien d’autres récoltes qui se retrouvent sur sa table avec ses conserves et ses confitures. Pour le reste, elle compose avec les nombreux produits du terroir saguenéen et jeannois qu’elle privilégie farouchement. À cela s’ajoute une dimension artistique qui s’exprime dans la composition colorée et audacieuse des plats. Méfiez-vous de son pain… Trop bon ! Et de son dessert praliné aux champignons et aux graines de citrouille… Trop gourmand ! C’est ça une révélation !

Spa et détente

L'Éternel SPA, dans le village alpin du Valinouët

Non loin de l’auberge, pour la détente après les sports d’hiver, le SPA nordique L’Éternel constitue un choix de plus heureux. Aux abords du village alpin du Valinouët, le SPA réunit toutes les expériences thermales opposant le chaud puis le froid et invite au repos dans une salle d’où l’on admire la couronne de montagnes que caresse le soleil avant de s’abandonner lui aussi à une petite sieste. L’Éternel propose une gamme de massages etde soins du corps de même que des repas légers.

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