Si National Geographic le dit… Ça doit être vrai !

Le journaliste du National Geographic l’a affirmé sur son blogue : Digital Nomad. Le fjord du Saguenay compte parmi les 16 destinations mondiales incontournables à son point de vue. Voilà que le statut officiel de merveille du monde vient enfin d’être consacré.
On est comme ça les Québécois ! Insécures. Dubitatifs. On a besoin que les autres nous disent qu’on est bons ou qu’on est beaux pour le croire. Si les Français ne nous avaient pas dit que Félix Leclerc ou Céline Dion sont des superstars… On serait passés à côté. Voilà donc que National Geographic confirme l’idée que je défends depuis qu’Alain Dumas et moi avons lancé le beau-livre Le fjord du Saguenay, merveille du Québec, en 1993. Et encore, il faut admettre que nous avons péché par modestie en nous restreignant au Québec. Depuis ce temps, et après un autre beau livre, un guide de voyage Ulysse, un conte et des dizaines de reportages, je clame à qui veut l’entendre que le fjord du Saguenay est l’un des plus fantastiques attraits naturels d’Amérique du Nord et qu’il n’a rien à envier au Grand Canyon ou à toutes ces autres splendeurs de la nature qui nous font rêver. Quand je dis ça, mes interlocuteurs me regardent avec un air amusé. « On sait ben… ! Ouellet, il aime ça embellir la réalité. Il prêche pour sa paroisse. » Andrew Evans, lui, va encore beaucoup plus loin et place le fjord dans le groupe hyper sélect des plus grands attraits naturels AU MONDE. Il n’hésite même pas à le comparer aux vedettes de Norvège, de la Nouvelle-Zélande et du Chili. Il vante même la qualité de notre été. Une chance que c’est pas un Québécois, encore moins un Bleuet, qui a écrit ça.
Pourquoi ?
Maintenant, comme dirait le prof, demandons-nous pourquoi le fjord du Saguenay mérite tant de considération ? Au point de vue touristique, il faut reconnaître que le fjord est la Mecque du kayak de mer dans l’est du continent. Plus encore, c’est ici que la pratique du kayak de mer a débuté au milieu des années 1980 alors que la gang de la compagnie Chlorophylle a importé cette embarcation de la Côte-Ouest.
Plus loin dans le temps, je pense pouvoir affirmer que le fjord du Saguenay, et plus particulièrement le Cap-Trinité, a été l’une des premières destinations des croisières modernes, soit à partir de l’apparition des premiers bateaux à vapeur un peu après 1820.

s

Vue de l’Équerre et de la pointe aux Crêpes dans les secteurs Sacré-Coeur et Petit-Saguenay.
Vue sur l'île Saint-Louis et le cap Sainte-Marguerite, à partir de l'Anse-à-Pierrot, Sacré-Coeur.

Sommet du sentier de la Montagne-Blanche, L'Anse-Saint-Jean.

Des générations de nouveaux mariés ont fait leur voyage de noces sur les bateaux blancs qui naviguaient sur le fleuve et le fjord. Et ça continue de plus belle de nos jours !

L’environnement du Saguenay se démarque sous plusieurs aspects. Sa géologie fascinante, ses proportions titanesques et son austérité qui a effrayé le premier blanc à y avoir pénétré : Samuel de Champlain. Ses marées phénoménales procurent un paysage en perpétuel changement et un milieu de navigation complexe. Ses caps colossaux et leur alignement solennel me saisissent au cœur chaque fois que je les observe. Son histoire contribue également à l’unicité du fjord puisque, durant des millénaires, le fjord a été « le chemin qui marche » pour les Autochtones. Le lien principal entre les territoires du Sud et du Nord, entre le Saint-Laurent et la Baie-d’Hudson. Il a aussi été la voie de pénétration des colonisateurs.
À tout cela s’ajoute la présence exceptionnelle de deux parcs nationaux, le parc national du fjord du Saguenay et le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, qui font du Saguenay une destination fabuleuse pour les adeptes de randonnée pédestre et d’observation des mammifères marins. Si ce n’est pas assez pour que les démarches entreprises afin de faire admettre le fjord du Saguenay au titre de Patrimoine mondial de l’UNESCO soient concluantes, je me demande bien ce qu’il faut ?

Nature et plein air

Laisser un commentaire