Tourisme aux extrêmes

Aux extrêmes du spectre touristique, il y a ceux qui carburent aux émotions extrêmes et ceux qui cherchent la paix extrême… Ceux qui bouffent de l’adrénaline et ceux qui mangent des légumes bio… Et les deux trouvent leur compte sur le chemin de la Pointe-aux-Pins, à Saint-Fulgence.
À une certaine époque, on disait du Cap-Jaseux que le bruissement des feuilles y reproduisait le son de discussions diffuses. Aujourd’hui, on entend clairement les cris, les éclats de voix et les rires des amateurs d’émotions fortes qui s’élancent sur les tyroliennes, font les équilibristes sur des objets en mouvement et courent sur un fil d’un arbre à l’autre, à une hauteur vertigineuse. Le Parc aventure Cap-Jaseux a fait sa marque en étant le pionnier des circuits d’Arbre en arbre au Québec et en innovant constamment afin d’augmenter le niveau du défi proposé. Ils l’ont fait encore récemment avec un nouveau parcours extrême, « à la limite du faisable », que l’équipe de jeunes encadreurs et le personnel du parc mettaient à l’essai hier. Il y avait donc beaucoup d’action, d’énergie et d’excitation dans les magnifiques sous-bois du Cap-Jaseux où l’on trouve désormais 4 parcours aériens pour toutes les clientèles, dont un frisson encore plus fort pour ceux et celles qui n’ont pas de bout.

À cela s’ajoute la très populaire via ferrata qui surplombe le fjord du Saguenay. De façon parfaitement sécuritaire, les visiteurs suivent un cordon métallique auquel ils sont accrochés et qui leur permet de se déplacer à flanc de montagne, entre le ciel et la mer. Chacun trouve son défi sur trois parcours et trois niveaux de difficulté.
Mais, historiquement parlant, il ne faut surtout pas oublier que le Parc aventure Cap-Jaseux était autrefois une ferme à la terre dénudée avant de devenir le domaine de villégiature de l’influente famille Murdock qui a laissé un aménagement forestier extraordinaire. On trouve ici de magnifiques sentiers de randonnée pédestre, des maisons juchées dans les arbres et des chalets, un beau camping avec services et un camping rustique très utilisé par les kayakistes. Le Cap-Jaseux reste un haut-lieu du kayak de mer sur le Saguenay et la pêche à la truite de mer y est excellente actuellement…

Aux bons jardins

Après les émotions fortes, l’heure est aux émotions douces au gîte Aux Bons Jardins qui offre le calme, l’authenticité, l’amitié, la simplicité et l’harmonie avec la nature. Mariko Watanabe et Richard Lapointe se sont installés à la fin des années 1970 aux creux d’une anse paisible, droit devant le fjord, sur la Pointe-aux-Pins. En pleine mouvance hippie, leur leitmotiv était l’autosuffisance alimentaire et, encore maintenant, ils sont fidèles au même objectif qu’ils maîtrisent avec autant d’expérience que de plaisir. Ils élèvent quelques animaux, dont des chèvres du lait desquelles ils tirent le fromage. Ils cultivent des arbres fruitiers, de la greffe à la récolte. Créent de grands potagers et préparent une foule de produits agroalimentaires. Ils font même boucherie à l’automne avec le cochon qu’ils engraissent.
À la proposition de visiteurs qui leur avait promis de revenir passer leurs vacances à Saint-Fulgence s’ils aménageaient un ancien bâtiment pour les abriter, ils ont commencé à accueillir des touristes, dont plusieurs visiteurs du parc national des Monts-Valin. Une seconde maisonnette avec deux chambres s’est ajoutée puis deux autres chambres dans leur maison chaleureuse. C’est ce qui compose le gîte Aux Bons Jardins qui a récemment mérité le prix du choix du public de l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec.
Phénomène très intéressant, Mariko et Richard participent depuis plusieurs années au programme international WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) qui consiste à offrir le gîte et le couvert à des voyageurs qui viennent de partout dans le monde et qui s’engagent à donner un coup de main à la ferme. Les séjours s’étirent idéalement sur quelques semaines et permettent aux visiteurs de faire un peu de tourisme tout en développant de forts liens avec ceux qui les accueillent. C’est le cas de Michèle Provencher, une jeune « wwoofer » de Montréal qui vient au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la première fois et qui n’hésite pas mettre la main à la pâte. « Ça nous permet de rencontrer des gens de partout et de nous faire de bons amis, » affirme Mariko Watanabe.

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