Détente, aventure et grande nature

Combien de résidents du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont-ils déjà allés dans la MRC Maria-Chapdelaine, au nord de la route 373 et, plus encore, au nord de la route 169 ? On serait surpris de l’apprendre…

Ne serait-ce que pour faire une agréable balade du dimanche sur ces routes tracées d’un trait de crayon. Admirer cette vaste plaine agricole aussi belle que les plus beaux plateaux du Centre-du-Québec. La « Friche » disaient les vieux. La « savane » disaient le pionniers.

Je me suis dirigé hier du côté de Girardville, un endroit très particulier dans mon esprit lorsque je songe à la créativité et au sens de l’initiative de certains de ses développeurs. Girardville, c’est également le bout de la route, le bout d’un monde et le début d’un autre. Celui de la forêt infinie, des lacs, des rivières fabuleuses, de la grande nature quoi.

Je suis allé rencontrer et revoir d’autres gens de passion, qui aiment viscéralement leur coin de pays et qui ont choisi de le partager avec des visiteurs de partout.

Céline et Alain

Au Domaine de la Rivière Mistassini, Céline et Alain sont l’exemple parfait de ces petits entrepreneurs touristiques qui s’investissent corps et âme dans leur affaire, allant jusqu’à couper le bois avec lequel ils ont construit de leurs mains des chalets charmants et confortables, aux abords de la vedette incontestable du site : la grandiose rivière Mistassini.

Alain est un véritable gars de plein air. Un guide de canot hors pair, qui connaît la Mistassini comme le fond de sa poche. Céline et lui sont aussi de grands connaisseurs en champignons. Et, quand je dis connaisseurs, le mot est faible. La mycologie n’a pas de secrets pour eux. Canot et mycologie sont donc deux spécialités en quelque sorte mais leur domaine demeure un petit paradis familial, parfait pour initier les enfants aux plaisirs de la nature, au canotage, faire de la plage et descendre la rivière en flottant, tout en décrochant du quotidien. « Les visiteurs tiennent toutefois à leur confort et nous leurs donnons ce qu’ils veulent. Ils ont la télé pour écouter Les feux de l’amour à leur goût, » affirme Alain en riant. Ce conteur extraordinaire m’étonne en m’apprenant que leur clientèle vient surtout des régions de Montréal et Québec. Peu de la région. On ignore trop souvent ce qu’on a dans notre propre cour.

L’aventure

À quelques kilomètres de là, l’entreprise Aventuraid et le Parc Mahican se spécialise également dans l’excursion et l’expédition en canot, ainsi que dans le traîneau à chiens en hiver. Ici, la clientèle est très majoritairement européenne. Gilles Granaal, un français d’origine qui a fondé Aventuraid il y des lustres, est la réincarnation du coureur des bois. Un personnage qui vaut le détour à lui seul. Mais il était en Europe lors de mon passage et j’ai visité les lieux en compagnie de son homme de confiance, Julien Gravelle, un autre français, au Québec depuis 5 ans, qui est tombé sous le charme des grands espaces. Musher et maître canoteur, Julien m’a montré la grande particularité du parc Mahican, ses meutes de loup. C’est sans la moindre crainte qu’il entre dans l’enclos des louveteaux qui se précipitent sur lui pour jouer. Mais ils restent des bêtes sauvages et Julien en ressort avec quelques égratignures auxquelles il ne porte pas attention. Les touristes sont hébergés tout autour des loups, dans des petits chalets sommairement équipés mais confortables, ou dans une auberge chaleureuse et lumineuse où l’accueil communautaire s’inspire quelque peu des auberges de montagne européennes ou des auberges de jeunesse. À quelques pas, les castors ont érigé un barrage imposant qu’on va admirer en randonnant dans les sentiers aménagés. L’expérience, outre le raid en canot, permet aux voyageurs d’outre mer d’entrer en contact avec une nature qui les fascine et avec des animaux mythiques. En retournant, ils pourront dire : « J’ai dormi avec les loups! »

Hébergements Nature et plein air

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