Le Lac-Saint-Jean a la douce folie des grandeurs

La douce folie des grandeurs

Qu’est-ce qui se passe au Lac-Saint-Jean ? Les intervenants touristiques régionaux sont-ils atteints d’une rage de développement. Le Lac-Saint-Jean touristique est un véritable chantier de construction où personne ne pêche par retenue. Les projets en voie de réalisation sont géants et le Trou de la Fée n’y échappe pas.

À mon arrivée sur le site du Trou de la Fée, à Desbiens, des dizaines de structures métalliques imposantes reposent sur le stationnement dans l’attente d’être montées très prochainement comme m’explique le directeur du site : Jerry Desmeules. Dans le cadre naturel exceptionnel de la rivière Métabetchouan, là où, dans les années 1920, on avait aménagé un barrage et un pouvoir électrique, comme on disait à l’époque, on attend l’hélicoptère afin de monter les éléments d’une nouvelle passerelle qui reposera sur les socles de l’ancienne amenée d’eau. De plus, on prépare l’installation d’une promenade à flanc de falaise qui nous fera presque plonger dans la tourmente de la rivière déchaînée. Ce sera une nouvelle expérience vraiment fascinante que proposera le site du Trou de la Fée à partir de juillet. Une sorte de communion avec la rivière, sa force, son histoire et sa grande beauté. Cela n’enlève rien, bien au contraire, à l’intérêt de l’activité maîtresse de l’endroit, la descente dans les entrailles de la terre, au fond de la caverne du Trou de la Fée. On vit ici quelque chose d’unique alors que la spéléologie, un loisir qui en effraie plus d’un, devient accessible à toute la famille. Quand on descend dans cette faille géologique très particulière, puisqu’elle s’est formée dans le granit du Bouclier canadien, on vit la vraie affaire, on éprouve de véritables frissons, on sent l’humidité et la fraîcheur de la roche, sans le danger et sans se traîner sur les coudes dans la boue. On aperçoit même quelques stalactites et, hier, il restait quelques chauves-souris retardataires qui s’accrochaient aux parois. La chauve-souris est d’ailleurs devenue l’emblème du site et on y apprend beaucoup sur ce petit animal inoffensif. Les marcheurs seront ravis de découvrir le magnifique sentier de la Coulée verte ou de marcher au bord de la rivière jusqu’aux trois chutes pour pique-niquer.

À mon retour, je me suis arrêté juste pour voir au camping Blanchette de Chambord, un super endroit avec ses emplacements espacés et boisés ou près de la plage, puis je me suis tout à coup retrouvé dans les Antilles avec les parasols de paille alignés sur la plage. Faut le faire !

Ma journée s’est achevée en découvrant un autre chantier en folie, celui de Chalets et Spa Lac-Saint-Jean à Chambord. Au bout du chemin du Parc municipal, on est à compléter trois imposants bâtiments de bois qui abriteront une vingtaine de condos luxueux et le plus grand SPA de la région. Le SPA sera ouvert au grand public et, en plus, les locataires de ces nids douillets avec vue sur le lac, profiteront d’un environnement boisé remarquable et d’une piscine tourbillon immense avec des petits soins. Ça, c’est aussi pour juillet. Pour l’instant, Chalets et Spa Lac-Saint-Jean ne dispose que d’un chalet somptueux de 20 places sur trois étages, avec des baignoires à remous partout, des salons, une cuisine immense, des boiseries puis le lac droit devant. Et je suis seul là-dedans. Quelle misère !

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2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Jean-Denis Gill dit :

    Y a-t-il quelque chose de prévu avec Mashteuiatsh?

    1. Yves Ouellet dit :

      J’y suis passé la semaine dernière et j’y retourne mardi pour en parler mercredi prochain.

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