De Saint-Félix à Saint-Félicien

De Saint-Félix-d’Otis à Saint-Félicien

C’est le grand saut du Bas-Saguenay au Haut du lac au début de la deuxième semaine de cette grande virée. Vendredi dernier, j’ai assisté à la première représentation du nouveau spectacle équestre du Site de la Nouvelle-France puis je suis grimpé au Zoo sauvage de Saint-Félicien pour voir les nouvelles vedettes de cette année.

Cabrioles

Le Site de la Nouvelle-France
Tournée depuis toujours vers la villégiature, avec son lac exceptionnel, à quelques kilomètres de La Baie, la municipalité de Saint-Félix-d’Otis n’est pas perçue comme une destination touristique. Pourtant, elle abrite l’une des 5 grandes attractions touristiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean (je vous laisse trouver les autres) : le Site de la Nouvelle-France.
Dans le décor saisissant de l’embouchure de la baie des Ha! Ha! et du fjord du Saguenay, bordé par les caps à l’Est et à l’Ouest, on croise le site enchanteur de l’Anse-à-la-Croix, fréquenté par les Amérindiens depuis des millénaires. Même certains des meilleurs réalisateurs du cinéma et de la télévision sont tombés sous le charme de ce paysage inviolé, dont l’Australien Bruce Berruford (Gandhi, Driving Miss Daisy, Tender Mercies) qui y a tourné Robe Noire, de même que le Québécois Jean Beaudin avec la télésérie Shehaweh.

Ce site extraordinaire nous plonge avec réalisme dans la Nouvelle-France du XVIIe siècle, grâce à une animation convaincante et à la reconstitution minutieuse d’un village iroquois traditionnel, du fort de Cap-aux-Diamants, de la chapelle de la Basse-Ville de Québec, de la maison de campagne et du campement montagnais. Des fouilles archéologiques ont même permis de faire des découvertes étonnantes sur les nations autochtones qui ont fréquenté les lieux. La qualité de l’animation demeure d’ailleurs la force première du Site de la Nouvelle-France et c’est le souvenir de personnages forts, drôles et attachants que les visiteurs rapportent en plus des images imprégnées de la beauté des lieux.

Depuis quelques années, le Site a ajouté à ses prestations la présentation d’un spectacle équestre lié à sa thématique historique. On propose cette année le troisième de ces spectacles avec Cabrioles. Cette fois, on met de côté la trame narrative et les effets scéniques pour s’en tenir à un concept beaucoup plus près des arts du cirque. On aligne donc une succession de tableaux équestres qui mettent en relief la grande complicité entre l’humain et le cheval ainsi que l’habileté de ceux et celles qui les montent. Jonglerie, clownerie et voltige s’ajoutent en un feu roulant qui tient fort bien la rampe si je me fie à la réaction des groupes de jeunes élèves qui, bien qu’agités à leur arrivée, ont suivi l’action durant toute l’heure avec une attention soutenue, en réagissant avec émerveillement aux prouesses des animaux puis en s’amusant des numéros comiques des comédiens. Toute l’assistance était ravie dont moi-même. Le fil historique est maintenu visuellement par les très beaux costumes qui nous maintiennent dans l’esprit de la Nouvelle-France. Il me semble toutefois que l’ajout d’une narration enregistrée ajouterait beaucoup au spectacle en établissant un lien entre les numéros, un contexte et, surtout, une relation avec l’auditoire. Cabrioles est présenté tous les jours à 11h00 sauf le lundi. Ne ratez pas le dîner sur place. La cuisine de la cafétéria est excellente. Et si vous voulez pique-niquer devant le lac Otis ou mettre votre embarcation à l’eau, profitez du parc aménagé au débarcadère (après la grande courbe vers Rivière-Éternité). La vue y est superbe.

En vedette au Zoo
Il ne passe pas une année sans que je fasse mon tour au Zoo sauvage de Saint-Félicien, et même deux fois plutôt qu’une. D’autant plus que, chaque été nous réserve son lot de nouveautés. D’ailleurs, après une année record en 2009, l’année du 50e anniversaire est marquée par un nombre record de nouvelles espèces animales (13). En ce début de saison, il y avait déjà foule hier au Zoo sauvage de Saint-Félicien. Et tout le monde n’avait d’yeux que pour les deux nouveaux oursons qui ont déjà six mois et qui commencent à être massifs. Il est fascinant de voir l’attention incessante que leur porte leur mère et d’observer leurs maladresses, leurs jeux et leurs hésitations. Un spectacle vraiment touchant qui ne peut quand même pas nous faire oublier le superbe nouvel habitat de la Mongolie avec ses yaks, ses chevaux, ses magnifiques volatiles et les impressionnants chameaux à l’air bébête.

Le Zoo renouvelle aussi les trains des Sentiers de la nature cette année et les premiers véhicules en aluminium de fabrication régionale vont entrer en fonction bientôt.
Je termine cette journée au Camping Saint-Félicien qui est l’un des beaux campings au Lac-Saint-Jean. Voisin du zoo, il accueille une foule de visiteurs de l’extérieur mais, aussi, un peu plus d’une centaine de campeurs saisonniers qui s’y retrouvent en famille. Depuis l’acquisition du camping par la famille Pelchat, les infrastructures ont été rafraîchies et ne cessent de s’améliorer. Les emplacements sont grands et très propres, super grande piscine, jeux pour les enfants, proximité de la piste cyclable et un environnement naturel vraiment exceptionnel. Surtout dans la forêt de bouleau qui est un peu la marque de commerce de l’endroit. On y loue aussi des petits chalets tout équipés qui logent 5 personnes à prix accessible.

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