Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Hébertville, un village qui a de l’histoire

Municipalite Hebertville Lac Vert plein air vue (c) Christian Ouellet.jpg

Allons visiter un village qui a de l’histoire : Hébertville.

On disait justement au Téléjournal que cette localité qui se présente comme « le berceau du Lac-Saint-Jean » vient d’inaugurer un nouveau Circuit Patrimonial dont le point de départ est cette magnifique église de pierre dont le clocher domine tout le village. On en profitera ensuite pour aller s’acheter quelques bons fromages chez Lehmann.

Quelques mots sur Hébertville d’abord. Pour y venir, il faut vouloir  puisque l’endroit n’est pas vraiment sur le circuit touristique. Et pourtant, les Premières Nations y sont passées durant des millénaires dans leurs pérégrinations annuelles, de même que tous les explorateurs et les coureurs des bois puisque la petite rivière qui traverse son territoire se trouve sur ce qu’on appelle La route des fourrures, soit le chemin d’eau qui reliait le fleuve Saint-Laurent la Baie-d’Hudson. C’est quand même formidable de penser à toutes ces superstars de notre histoire qui sont passés par ici alors que la rivière des Aulnaies se fait toute étroite derrière les maisons.

Et cette rivière des Aulnaies est doublement importante du fait que c’est elle qui a attiré les premiers colonisateurs de la région du Lac-Saint-Jean. Il y a bien de magnifiques terres agricoles dans toute cette vaste plaine au sud du lac et les premiers colonisateurs qui débarquent de Kamouraska à l’endroit qu’ils appellent Chute-des-Aulnaies le savent très bien. Mais le développement s’appuie aussi sur l’industrialisation et la chute donne l’énergie pour faire tourner le moulin à scie et les autres engins modernes.

Nous revoici donc sur la Place de l’Église, aux abords d’un parc aussi verdoyant qu’agréable. Au fil de la promenade qui longe le mur, plusieurs panneaux d’interprétation nous apprennent l’histoire de l’endroit et nous présentent ses principaux acteurs. Au départ, il y a un curé comme c’était souvent la norme. L’abbé Nicolas-Tolentin Hébert arrive au Lac-Saint-Jean en 1849 avec une quarantaine d’hommes pour « faire de la terre » comme on disait à l’époque. On abat les arbres. On trace des chemins. On ouvre des terres. On fonde une colonie. Lorsque la communauté commence à ressembler à quelque chose, elle choisit son premier maire : Calixte Hébert. Pas étonnant que ça se soit appelé Hébertville ! On s’entend toutefois pour dire que ce nom honore Monsieur le Curé Hébert dont on admire la statue et la stature dans le parc. Un fort beau monument d’ailleurs ou on le voit tendre le bras à l’horizon, montrant la voie à suivre au pionnier.

Ce qu’il y a de remarquable à Hébertville, c’est qu’il demeure un riche patrimoine immobilier pour témoigner de ce passé. Hébertville est un beau village avec toute sa verdure, sa configuration étagée, sa rivière, son lac Vert, sa montagne et toutes ces superbes résidences qui ont souvent été superbement préservée.

Le Circuit patrimonial nous conduit d’une belle maison à l’autre devant lesquelles trône un panneau présentant l’histoire du bâtiment. Plus bas, un pied du long escalier au coin du stationnement de l’église, on découvre la fameuse chute des Aulnaies qui n’a rien à voir avec la chute Montmorency mais qui a beaucoup de charme. Un ponceau la traverse avant de poursuivre la balade vers d’autres maisons historiques de la rue Labarre et, sur la rue Turgeon, l’ancien magasin général J.-D. Desbiens qui est un peu délabré aujourd’hui mais qui devait avoir beaucoup de gueule à l’époque. Souhaitons qu’on lui trouve une nouvelle vocation.

Alors, c’est ou Hébertville ?  Si vous entrez au Lac-Saint-Jean par la route 169 (Réserve des Laurentides), il s’agit de la première municipalité qui vous accueille. Il n’y a qu’un tout petit détour à faire. Si vous arrivez du Saguenay, continuez un peu sur la 169 au lieu de tourner vers Roberval à Alma. C’est à quelques kilomètres.

Qu’est qu’on peut faire à Hébertville ? Sur le Circuit patrimonial, on peut normalement visiter l’église avec ses tableaux de Charles Huot et son orgue Casavant. Le presbytère de style monumental anglais en impose également.

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Hébertville est traversé par le circuit cyclable du Horst de Kénogami faisant partie de la Route Verte qui relie Saguenay à la Véloroute des Bleuets. Les cyclistes en forme aiment également le circuit champêtre et tout en collines qui fait le tour du lac Vert. Le sentier pédestre du Lac Kénogami (45 km) passe aussi dans le coin. En automne, le point de vue sur le lac Saint-Jean à partir du sommet du Mont-Lac-Vert est à couper le souffle.

En finale, Hébertville compte plusieurs gîtes, un camping et une des bonnes auberges de la région, l’Auberge Le Presbytère.

Le bureau d’information touristique situé au presbytère d’Hébertville offre un dépliant sur le Circuit patrimonial et un audioguide ($).

10 points de vue inoubliables sur la Véloroute des Bleuets

Tout au fil de ses 256 km de choses tranquilles, la Véloroute des Bleuets  peut offrir des perspectives visuelles spectaculaires qu’il faut prendre le temps d’admirer.

Il s’en trouve naturellement pour ne s’intéresser qu’à l’exploit sportif, au défi personnel et à la performance. Ceux-là roulent tête basse, le nez sur la roue avant et l’arrière-train bien relevé. Pour ces athlètes, admirer le paysage peut être une perte de temps…

Puis il y a ceux qui font du vélotourisme. Qui prennent le temps de regarder autour. De s’arrêter aux haltes pour placoter. Un cornet à Saint-Cœur-de-Marie… Une bière à Saint-Gédéon… Un peu de fromage en crottes à Saint-Félicien… On s’assoit sur tous les bancs qu’on croise et on s’accorde le droit de s’émerveiller devant les splendeurs du Pekuakami.

Démarrons notre virée contemplative à l’Odyssée des Bâtisseurs, à Alma, en nous engageant sur la piste dans le sens des aiguilles d’une montre. Voir la carte.

1- Je vous recommande vivement la traversée de la Grande-Décharge du lac en bateau-navette, dès le départ, plutôt que la voie urbaine dépourvue de poésie. On y aperçoit l’imposant barrage hydroélectrique, d’un côté, puis on devine le lac et ses îles au loin, de l’autre côté, puisque nous n’y sommes pas encore tout à fait.

Traversée de la Grande Décharge

2- En arrivant sur le Rang des Îles, après le golf de St-Gédéon, on surveille le chemin du Quai et on quitte la route jusqu’au quai, à quelques centaines de mètres, pour jouir de la vue extraordinaire sur les îles de notre mer intérieure.

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3- On traverse quelques belles sections ombragées et quelques champs le long de la voie ferrée jusqu’à Métabetchouan où il faut aller admirer l’une des plus belles plages jeannoises, Le Rigolet. Si vous avez pensé à apporter votre maillot, vous pourrez l’enfiler puis vous rassasier avant de repartir.

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4- Un des panoramas les plus saisissants sur le lac Saint-Jean survient à la sortie de Métabetchouan, juste au-dessus de la première montée qui nous hisse sur le plateau agricole. Un horizon pleine largeur qui dévoile aussi une longue rive escarpée.

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5- Toute la section de Métabetchouan à Roberval réserve de magnifiques observations aux cyclistes puisque la proximité du plan d’eau et la perspective en hauteur y sont à leur meilleur.

6- La halte routière de Desbiens demeure incontestablement l’un des belvédères les plus impressionnants dominant le lac Saint-Jean. Cependant, une fois satisfaits visuellement, prenez le temps de redescendre le long de la route et de vous engager sur le chemin du Petit-Rocher jusqu’à un petit parc aussi charmant que tranquille, posé sur la rive. En continuant à vélo, vous rejoindrez la Véloroute en haut de la halte routière.

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7- À Mistassini, on croise un court segment qui peut s’avérer drôlement impressionnant lorsque le niveau d’eau est élevé. Il s’agit de la traversée du camping qui longe la Chute-des-Pères qui coule souvent avec une rage et une puissante effrayantes.

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8- C’est dans l’immense plaine agricole du nord du lac Saint-Jean, cette région qu’on appelle ici la Friche, aux portes du Pays de Maria-Chapdelaine, que l’on croise nombre de villages charmants qui tentent de vivre de la forêt, des champs de canola jaunes comme le soleil et d’immenses bleuetières bleues comme le ciel.

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9- Un autre milieu naturel exceptionnel assure un long contact intimiste avec le plan d’eau et sa plage de plus de 10 km, celui du Parc national de la Pointe-Taillon que l’on franchit de part en part en enjambant la superbe passerelle sur pilotis de Sainte-Monique.P1050667

10- Avant de revenir au point de départ, il y a un autre endroit que j’aime bien. C’est ce court détour dans le champ en culture au sortir de Saint-Cœur-de-Marie. Quelques kilomètres de belle piste qui nous permette d’admirer l’entrée de la Grande-Décharge et le clocher du village.

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C’est ainsi qu’on termine la virée les yeux grands écarquillés d’avoir tant vu de merveilles !

Les avantages gourmands du cyclo-tourisme en Zone boréale

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Il n’y a pas de meilleur contact avec le territoire que celui qu’on a lorsqu’on le parcourt sur deux roues. La vitesse cycliste est idéale pour s’emprégner des odeurs et du relief de la terre ; à hauteur de vélo, tout se vit avec minutie et chaque coup de pédales est l’occasion d’une découverte – ou d’un arrêt gourmand. Sillonnée par deux véloroutes bien connues, la Zone boréale offre aux cyclo-touristes de quoi soutenir leurs forces et récompenser leurs efforts, avantage indéniable pour ceux et celles qui, comme nous, ne voient pas de mal à faire rimer pédale et régal. Car ce qui fait l’intérêt de ce territoire nordique pour les cyclistes – ses longues heures d’ensoleillement, son climat plus frais, sa vastitude, son histoire riche – caractérise également sa culture et sa production alimentaire.

 

Partons du nom même de la Véloroute des bleuets : ce petit fruit nordique est l’emblème de la région, où sa culture extrêmement bien développée bénéficie d’une protection unique contre les ratarte aux bleuets_Nancyvageurs et les maladies. C’est une grande joie de pouvoir cueillir le bleuet à l’état sauvage – vous les apercevrez d’ailleurs facilement de votre vélo –  et c’en est une encore plus grande de se laisser guider par une odeur des tartes chaudes de la Maison du bleuet de Chambord. Et puis le chocolat, la confiture et et tout le reste qu’on fabrique ici avec ce petit fruit bienfaisant (ils ont une haute teneur en antioxydants) convaincront que la motivation peut étrangement passer par la satisfaction de l’estomac. Le Lac-Saint-Jean est un plat pays, une étendue bleue entourée de plaines fertiles. Les grandes cultures y sont abondantes, la production maraîchaire, l’élevage et les traditions culinaires aussi. Cette liaison unique se constate tout au long de la route, par exemple à la Boulangerie et la Fromagerie Médard,  où la production laitière sert à la production du fromage.

 

Les plus sportifs, qui choisissent les défis de la Véloroute du fjord du Saguenay, ne sont pas en reste. À La Baie, O’gelato et Cacao, qui produit plugelato_nancys d’une tonne de glace italienne par semaine, s’impose comme récompense et propose en saison la très réputée saveur de bleuets sauvages en saison. Dans le Village-relais de Saint-Fulgence, la Boulangerie de l’Anse permet une escale efficace avant de repartir vers la prochaine étape, dont on évaluera la distance en mordant dans une délicieuse brioche aux raisins, songeant que le plus difficile, c’est bien de s’empêcher d’en ramener.

Zone_NancyEn Zone boréale, l’authenticité des saveurs s’accorde à la beauté du territoire traversé. D’arrêts sur le pouce en pique-nique au grand air, la route se transforme rapidement en festin, où les petits fruits nordiques, le fromage, le pain et les légumes du coin ont une place de choix.
Avez-vous des arrêts favoris ?

 

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