Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Destination kayak : la Péribonka

Dans son évolution, la pratique du kayak de mer déborde du fjord du Saguenay et des rives du Saint-Laurent pour occuper de plus en plus de grands plans d’eau sauvages et d’extraordinaires rivières, comme la Péribonka, qui ont à offrir de longues sections d’eaux calmes et des jours de bonheur à les descendre en excursion.

L’ajout de plusieurs nouvelles découvertes a de quoi exciter les kayakistes de longue date qui jouent depuis longtemps dans la même pataugeuse. Toutefois, l’expédition de plusieurs jours en kayak de mer laisse plusieurs novices craintifs et cela se comprend quand on connaît les conditions météo changeantes, les marées, les vents et les eaux glacées qu’il faut affronter en mer. En rivière, tous ces inconvénients deviennent marginaux, à la condition de choisir le bon cours d’eau. Et ils sont beaucoup plus rares qu’il peut sembler au premier abord…

Un environnement incroyablement  paisible.

Un environnement incroyablement paisible.

Une grande rivière
La rivière Péribonka se dessine sur un vaste bassin versant, au nord-est du lac Saint-Jean et s’étire sur 547 km, au départ des monts Otish, au-delà du 52e parallèle. Elle serpente au milieu d’un panorama encaissé qui rappelle souvent le fjord du Saguenay par ses dimensions et ses alignements de hauts caps. Un bon courant descendant pendant 90 km nous mène à belle allure vers notre point d’arrivée, trois ou quatre jours plus bas, le grandiose lac Tchitogama.
Durant des décennies et jusqu’en 1996, l’industrie forestière a sacrifié ce cours d’eau au flottage du bois, le recouvrant de pitounes pour les acheminer vers les usines du Lac-Saint-Jean. C’est ce qui explique qu’on connaisse si peu ce grand affluent du Piékouagami. L’achèvement récent du barrage Péribonka, à la confluence des rivières Manouane et Péribonka (km 152) a obligé le prolongement du chemin des Passes jusqu’au pied du barrage où une rampe de mise à l’eau a été aménagée.
Ensuite, la présence de superbes plages, de bancs et de pointes de sable ainsi que de rives accueillantes assure un potentiel intéressant de campements très agréables. Il s’agit conséquemment d’un choix irrésistible que font de plus en plus de kayakistes.

Au départ
Après deux heures de route sur le chemin des Passes-Dangereuses, un chemin forestier large et bien entretenu, notre convoi atteint l’impressionnant barrage Péribonka. La splendeur du paysage qui se révèle alors présume déjà de l’émerveillement que nous réservent les prochains jours. Nous naviguons sans effort à plus de 7 km/h en faisant face à un corridor somptueux dont les parois s’élèvent progressivement.
Nous ne parcourrons qu’une douzaine de kilomètres en cet après-midi, passant au large de la jetée Jean-Guy, une ancienne jetée à bois identifiée comme le premier campement en descente. Nous accostons plutôt sur la pointe sablonneuse en amont de l’île à Perdrix, un site rendu féerique par la vapeur qui lèche les montagnes et la plage après la pluie. L’eau s’avère un peu fraîche pour la baignade mais, on s’y fera. Nous observerons aussi les premiers bateaux hors-bords et à cela aussi il faudra se faire puisque la Péribonka, sans encore compromettre sa tranquillité, est fréquentée par quelques plaisanciers en pontons et pêcheurs.

Sous le soleil. 

Un premier campement fabuleux

Un premier campement fabuleux

C’est à regret que nous levons les voiles le lendemain, quittant la plage extraordinaire. Soleil, chaleur et vent sont au rendez-vous sur un parcours où les bourrasques n’arriveront pas à nous ralentir. Une première cascade dévalant avec fracas de la falaise, la chute de la rivière du Sault, retient notre attention et chacun veut l’approcher pour l’admirer et en goûter la bruine. Puis nous traversons vers la rive est pour explorer la rivière du Canal Sec, un petit cours d’eau sinueux au fond de sable, que nous remontons sur 1 km avant de revenir manger à son embouchure. À cette hauteur, la Péribonka est remarquable par la présence de nombreuses îles qu’on longe sur d’étroits passages tout en s’abritant du vent. On observe aussi des falaises vertigineuses sur sa rive ouest. À plus de 500 mètres de hauteur, elles surpassent les caps les plus grands du fjord du Saguenay. D’ailleurs, de notre second campement, en aval de l’île à Jean-Paul, l’horizon qui sombre dans la nuit n’est pas sans rappeler les panoramas les plus grandioses du fjord.

Sous le vent
Le troisième jour doit être le plus consistant du voyage avec environ 22 km au programme. Encore une fois, le paysage évolue continuellement et la rivière s’élargit comme un fleuve (1,5 km) entre des murailles monumentales. Le tableau baigne dans l’harmonie avec ses enchevêtrements de courbes douces et son couvert forestier dense. Nous campons à l’embouchure de la rivière Cormoran, un cours d’eau discret qui s’achève entre deux pointes sablonneuse.
Le temps calme revient et une brise suave nous accompagne au quatrième jour, sous un soleil resplendissant. La rivière rétrécit, provoquant une accélération du courant, et son panorama se nivelle progressivement. Lunch à l’entrée de la rivière Tarant, au creux d’une superbe baie ensablée et près de cascades rieuses. Vers le km 105, on a protégé de la coupe un îlot de forêt ancienne où se trouve un géant qui serait le plus gros bouleau jaune (merisier) répertorié au Québec. L’arbre est gigantesque au point que son centre vide abrite facilement trois adultes. On s’y rend en quelques minutes de marche.
Nous passons notre dernière soirée au creux de l’immense baie des Gardes que surplombe un vaste plateau sablonneux. Le site est merveilleux, surtout des hauteurs où nous sommes juchés.

La Péribonka, une nouvelle destination à découvrir avant que tout le monde y soit.

La Péribonka, une nouvelle destination à découvrir avant que tout le monde y soit.

La finale
Au lever d’un soleil flamboyant, il ne nous reste plus que quelques heures de navigation avant de débarquer à destination. Nous ne raterons surtout pas la puissante chute de la rivière du Banc-de-Sable qui dévale des rochers noirs au fond d’une petite échancrure. Chacun ira y mouiller la pointe de son kayak avant de mettre le cap vers la Pointe d’Appel, à la croisée du lac Tchitogama et de la rivière Péribonka.
Cette dernière est en train de devenir l’une des destinations les plus convoitées des amateurs de kayak de mer, d’autant que l’on peut encore y naviguer en toute liberté, dans un environnement exceptionnel.

Problèmes et solutions
La descente de la Péribonka peut s’effectuer en autonomie complète par des kayakistes expérimentés et bien équipés. Pour les autres, le pourvoyeur jeannois Équinoxe Aventure propose un forfait de 4 jours qui comprend tous les équipements, les embarcations, les repas et l’encadrement sécuritaire.
Un service auquel les pros comme les novices n’échappent pas, c’est celui de la navette qui permet de laisser les voitures à Alma ou au lac Tchitogama et de monter jusqu’au point de départ avec les équipements. Équinoxe Aventure assure également ce service.

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Guide de navigation
Le Guide de navigation intitulé

Chute de la rivière du Sault

Chute de la rivière du Sault

La chute de la rivière du Banc-de-Sable.

La chute de la rivière du Banc-de-Sable.

(5 $) est un outil indispensable à la navigation sur la rivière. En plus d’une foule d’informations, on y trouve toutes les cartes topo identifiant les lieux de camping et les attraits naturels.
Info : Municipalité de Lamarche : (418) 481-2681
Disponible au bureau touristique d’Alma (face à l’Odyssée des bâtisseurs) et au dépanneur de la municipalité de Lamarche.
Hébergement à Lamarche (lac Tchitogama) : Gîte Brise du Lac Tchitogama / Monts-Vilain (chalets) / Camping municipal de Lamarche : (418) 481-1412
Forfaits guidés, service de transport et de navette : Équinoxe Aventure 1 888 668-7381 / 418-668-7381

Les villages du Saguenay-Lac-Saint-Jean – 3 lieux uniques à découvrir

Ils sont charmants, accueillants et gardent parfois des secrets.  Les villages du Saguenay-Lac-Saint-Jean renferment des lieux uniques à découvrir.

La Chute-aux-galets

Une courte randonnée de 1.2 km vous conduira à surement une des chutes les plus spectaculaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Bien que la Chute-aux-galets fait 20 mètres de hauteur, ce n’est pas tant sa hauteur qui la rend si éblouissante, mais plutôt sa dégringolade à travers les galets entre le lac Sébastien et les rapides des Boucher. Les couches de galet qu’on peut voir sont en fait formées de roches ignées datant de la période paléozoïque de -541 à -252 millions d’années! Comment on s’y rend? On se dirige d’abord vers Saint-David-de-Falardeau (à 29 km de Chicoutimi) où on emprunte le boulevard Saint-David qui traverse le village complètement et qui, plus loin, devient le 2e rang qu’on suit, jusqu’au chemin de la Traverse. On termine ensuite la route sur le chemin de la Chute-aux-Galets. Rendu à destination, on admire et on apprécie la quiétude des lieux. Imaginez cet endroit l’hiver..!

La Chute-aux-Galets à Saint-David-de-Falardeau © Réal Tremblay

Le Petit marais

Le Petit marais de Saint-Gédéon est un véritable paradis pour ceux qui aiment observer la faune et la flore! Dans ce marais vit plus de 200 espèces d’oiseaux, 30 espèces de canards, 16 espèces de poissons et plus de 200 types de plantes. C’est d’ailleurs à cet endroit que vous pourrez voir la seule colonie de Guiffettes noires de la région. Bref, ce marais est un lieu d’ornithologie reconnu à travers le Québec grâce à la diversité des espèces qu’on y retrouve. Depuis 1993, c’est la Corporation de gestion du Petit marais qui veille à protéger l’habitat de ces petites espèces et à l’aménager, pour permettre aux visiteurs d’apprécier ce petit écosystème.  Pour se rendre au marais, c’est intéressant (et même rafraichissant!) de débuter la marche à la Microbrasserie du lac Saint-Jean. Comptez environ 30 minutes pour vous rendre au marais ainsi qu’au sommet du belvédère du «cran des pêcheurs».

Petit-Marais à Saint-Gédéon

Le Petit marais à Saint-Gédéon

Le lac Tchitogama

Aménagé en 2012, le sentier éducatif du lac Tchitogama nous offre une vue à tout casser! Durant les 2.5 km qu’il faut marcher pour se rendre sur les berges du lac, le sentier dévoile à plusieurs endroits les marques de l’histoire géologique du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Vous en apprendrez plus sur la formation du lac Saint-Jean et entre autre, sur la mer de Laflamme, créée par la fonte des glaciers, elle occupait autrefois toute l’étendue de la plaine du lac Saint-Jean. Il y a donc tout au long du parcours des panneaux qui expliquent ces événements géologiques. Intéressant, non? Vous repartirez de Lamarche avec encore plus de connaissances sur la région! Arrivé au bout du sentier, à la Pointe d’Appel (une petit péninsule fréquentée par les populations autochtones durant plus de 5000 ans), l’heure est au pique-nique! Tout est bien aménagé pour passer un bon moment au bord du lac Tchitogama.

Lac Tchitogama à Lamarche © Eve Tremblay

Vous vous en doutez, le Saguenay-Lac-Saint-Jean regorge d’endroits ravissants et c’est pourquoi il faut parfois s’aventurer loin des grandes villes et des endroits habituellement fréquentés. Peut-être que vos meilleurs souvenirs de vacances se cachent dans un de nos petits villages?