Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

C’est plus facile filmer l’hiver quand on l’aime

Le tournage de cette vidéo n’a pas été si simple. On s’était donné comme vaste mandat de montrer toute la beauté de l’hiver. Aller au-delà du froid et des désagréments qu’il entraîne. Parce qu’ici, même si on dit aimer l’hiver, on a une relation trouble avec cette saison. Plusieurs la combattent, l’endurent. Je les comprends, j’ai longtemps emprunté cette voie. L’hiver était pour moi rude; je le traversais. Les vents et les averses de neige étaient pour moi des désagréments. Déneiger l’auto, attendre que le givre s’efface, même si on est en retard pour aller reconduire les enfants à l’école. Je ne sais plus comment c’est arrivé, mais il y a quelques années, j’ai commencé à aimer l’hiver. À ne plus placer ces difficultés à l’avant-scène.

 

Nos figurants en pleine descente. Même si c'était nuageux, c'était magnifique.

Nos figurants en pleine descente. Même si c’était nuageux, c’était magnifique.

 

Je pense que ça a commencé au Mont-Édouard, à l’Anse-Saint-Jean. Un ami dirigeait le centre et ça m’a incité à m’y retrouver plus d’une vingtaine de fois avec ma planche à neige. L’Anse-Saint-Jean, c’est spécial. Pour moi qui viens de La Baie, une ville située à 45 minutes de ce village, on dirait que je suis chez moi. Il y a un lien naturel entre le Bas-Saguenay et La Baie. Ce n’est pas dans ce texte que je vais explorer cette filiation anthropologique, mais je vous confirme qu’il y a de quoi. Donc, avec ma planche, j’en ai vu des choses. Des sous-bois sans fin, débordant de neige même en milieu de journée, des paysages incroyables, des amis trop enthousiastes. J’ai même tourné mon premier film dans cette montagne, un mélange d’horreur et de comédie que je regarde aujourd’hui avec amusement. C’est mon ami JF qui a eu l’idée de base dans le télésiège. D’ailleurs, il ne cesse de revendiquer les droits de ce modeste scénario depuis.

 

Premier film dans lequel je me suis permis toutes les folies qui me passaient par la tête.

Premier film dans lequel je me suis permis toutes les folies qui me passaient par la tête.

 

D’ailleurs, j’écris ce texte en revenant de la Suisse, sur un vol Zurich-Montréal, sur le retour d’un festival de cinéma à Genève. On est loin de la classe affaires quand on est un jeune réalisateur. On se retrouve plutôt aux côtés de touristes québécois, revenant de la Terre Sainte. On supporte les histoires de Bethléem en mangeant ses pâtes fraîchement réchauffées. Sans dire que les montagnes de l’Anse-Saint-Jean ressemblent aux Alpes, je vous confirme qu’un jour de brume, quand j’étais au sommet du mont Édouard, au-dessus des nuages, et que pointaient les pics des monts environnants, on n’avait pas grand-chose à envier aux Suisses. C’était pas aussi gros, mais c’était sûrement aussi beau. Bien entendu, ils ont encore le chocolat et la fondue au fromage. Là-dessus, on perd la bataille, c’est certain. Bien que la Fromagerie Lehmann, notre fierté suisse à nous, vaut plus que le détour. Un jour, quelque part entre Drummondville et Victo, un fromager m’a avoué que pour lui, monsieur Lehman, Jacob de son petit nom, c’est un Dieu dans son domaine. J’en pense pas moins.

 

Le village de pêche blanche de l'Anse-à-Benjamin est un lieu magique. Ma cabane est située dans la rue du centre, côté droit, au milieu du chemin. Malheureusement, quand je l'ai sortie des glaces, le mur avant s'est accroché au sol et il s'est complètement détaché du reste de ma modeste cabane. Il va falloir en acheter une nouvelle!

Le village de pêche blanche de l’Anse-à-Benjamin est un lieu magique.

 

C’est bien beau le fromage, mais on s’éloigne de l’hiver. De sa beauté qu’il fallait filmer, de ce mandat que l’on m’a donné, quand l’hiver se terminait. Produire une vidéo, c’est toujours un combat. Une lutte où il faut aligner plusieurs facteurs précaires. D’abord, la disponibilité des figurants. C’est bien beau montrer des épinettes et des sapins, mais à un moment, on a besoin d’une skieuse, d’un raquetteur, d’une passionnée de chiens de traîneaux. Ensuite, il faut que la météo soit de notre bord. Pour filmer de belles images aériennes, on espère qu’Éole se la coulera douce. On cherche à éviter les -40, autant pour éviter que la caméra et que son caméraman ne se plaignent. Puis, il faut que l’équipe, bien que toute petite, soit disponible. Aligner ces trois facteurs, ça tient parfois du miracle.

 

La veille du tournage, il y avait eu une bonne averse de neige partout dans la région.

La veille du tournage, il y avait eu une bonne averse de neige partout dans la région.

 

Pour filmer les monts Valin, on s’est repris 4 fois. Mais quand on y est allés, ça valait le coup. Voyage en Econoline monté sur des chenillettes et petite marche santé pour rejoindre le pic ultime. Évidemment, le caméraman, équipement oblige, se prélassait sur le ski-doo. C’est toujours comme ça. C’est souvent lui qui travaille le plus fort, donc, lui laisser un répit, de temps en temps, c’est de bonne guerre. On a pris le temps de filmer, de proche, de loin, de haut, de bas, de côté, au ralenti, à la vitesse réelle, avec deux ou trois lentilles, notre raquetteur et le paysage qui l’absorbe. Quand on s’est retrouvés au sommet, il y avait un groupe scolaire. On a choisi de ne pas vous le montrer. Filmer des jeunes, ça implique d’avoir l’accord de tous leurs parents. C’est pas simple. Et de toute façon, ils étaient à un âge où l’on ne savoure pas autant ce genre de choses.

 

La forêt est tout le temps belle. De près, de loin, du sol ou du ciel.

La forêt est tout le temps belle. De près, de loin, du sol ou du ciel.

 

Un paysage d’hiver, on dirait que ça prend un certain temps avant de savoir l’apprécier. Avant d’en être touché pour vrai. Le froid prend le dessus sur tout. C’est bien triste. Si je n’avais pas commencé ma relation à long terme avec l’hiver, j’aurais sans doute fait comme les jeunes. J’aurais vapoté sur le sommet, fait quelques blagues suivies de rires démesurés, et je serais retourné chez moi. Je n’aurais pas apprécié autant le sous-marin acheté au dépanneur de Saint-Fulgence. Celui que j’ai mangé dans le petit campement du parc national, aux côtés de touristes français, qui semblaient comprendre comme moi qu’ils vivaient un moment unique, même s’ils avaient le même genre de sous-marin. On était bien loin de leur jambon-fromage-pain croûté, mais on avait le poêle à bois, qui réchauffait violemment nos joues et tout notre corps. C’est ça l’hiver. Les plaisirs simples. La surabondance de vêtements qui prend le dessus sur la froidure, pour nous faire vivre des moments exceptionnels.

 

L'incarnation du ''cute'' et de l'innocence.

L’incarnation du cute et de l’innocence.

 

Comme cette belle rencontre, encore à l’Anse-Saint-Jean, avec Vanessa, une Française qui a choisi de s’installer avec son armée de chiens, et son homme, pour faire découvrir aux touristes nos plus grandes forces. Entre nous, on est toujours étonnés de voir que la plupart des gens qui œuvrent dans le domaine des chiens de traîneaux viennent du Vieux Continent. En la voyant prendre soin de ses chiens, en l’écoutant transmettre sa passion, j’ai compris qu’elle avait vu et saisi quelque chose que plusieurs Saguenéens et Jeannois ignorent.

 

Aucun animal n'a été maltraité pendant ce tournage.

Aucun animal n’a été maltraité pendant ce tournage.

 

L’une de nos plus grandes forces, ce n’est pas l’été, c’est l’hiver. La saison la plus poétique, celle qui brille et qui rayonne. Celle qui émerveille. Il suffit de l’aimer, d’ouvrir son cœur de glace. Ainsi, on peut commencer à voir notre terre autrement. On peut l’apprécier à sa juste valeur, et la filmer dans toute sa grandeur, dans toute sa splendeur, et arriver à montrer toute sa noblesse boréale.

 

Une image difficile à capter sous les tropiques.

Une image difficile à capter sous les tropiques.

Mes souhaits pour le père Noël

lire@charles-david_robitaille

Cher Père Noël,

Je sais qu’à chaque année, je te fais les mêmes demandes, mais c’est parce qu’elles me tiennent à cœur. Je pense que j’ai été « relativement » sage cette année et je crois que je mérite durant le temps des fêtes de passer du bon temps à l’extérieur avec ma famille et mes amis à:

  • faire des guerres de boules de neige;
  • construire des igloos;
  • me glisser;
  • patiner sur un lac;
  • skier.

aller au chalet2@charles-david_robitaille

 

 

une bière au coin du feu@charles-david_robitaille

 

Après tout ceci, je crois que je mériterais de rentrer dans un chalet bien chaleureux pour :

  • lire;
  • relaxer;
  • boire du chocolat chaud avec des petites guimauves;
  • et peut-être même prendre une petite bière régionale (ou deux) au coin du feu.

Charles-David-Robitaille-Hiver

Merci Père Noël

Charles-David

PS: Tu peux voir certaines images en cliquant ici!

Écrit le mercredi, 20 décembre, 2017 par et déposé dans Activités, blog, En famille, Nature et plein air, Photo, Plaisirs d'hiver
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L’hiver au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 3 formules hivernales

hiver

Voici trois types de week-end qui permettent, chacun à leur façon, de découvrir la vie hivernale du Saguenay-Lac-Saint-Jean. La région est un véritable paradis pour les amoureux de la neige, mais vous verrez qu’on peut en profiter aussi en restant au chaud !

Fous de l’hiver
Ceux que j’aime bien appeler les « fous de l’hiver » sont des gens qui aiment l’hiver inconditionnellement. C’est-à-dire que peu importe les conditions météorologiques, ils exerceront leurs activités plein air préférées. Si vous vous reconnaissez dans cette description, ce que vous lirez vous plaira.

Je vous propose un week-end 100 % plein air au parc national des Monts-Valin. Depuis quelques hivers déjà, de nouveaux chalets vraiment magnifiques et confortables (voyez-le par vous-même!) sont en location en pleine nature au sommet des monts Valin. Ils sont bien équipés et vous aurez tout ce dont vous avez besoin pour cuisiner, toutefois, on vous demande d’apporter votre literie et votre nourriture.

Je vous conseille de prendre la navette du matin (8 h 30) qui vous mènera à votre chalet et comme la noirceur arrive tôt en fin de journée, vous pourrez profiter plus longuement de votre journée. Une fois dans la montagne, vous serez en totale liberté jusqu’à ce qu’ils reviennent vous chercher soit le lendemain, soit selon votre location. Une fois installés dans votre chalet, je vous suggère de faire la mythique randonnée dans la vallée des Fantômes. Elle est de 6 km aller-retour et de niveau intermédiaire. Apportez des collations et de l’eau dans votre sac d’expédition. Depuis les chalets, d’autres sentiers sont facilement accessibles. Le week-end sera vite passé !

C’est un séjour qui se prévoit quelques semaines à l’avance (pour ce qui est des nouveaux chalets EXP et Nature) car ils sont réservés très rapidement. J’ai vérifié et il reste peu de disponibilités pour les prochains week-ends de l’hiver. Le parc dispose également de refuges où vous pouvez dormir.

Il est tout aussi agréable d’effectuer une visite d’une seule journée dans les Monts-Valin si vous ne souhaitez pas y dormir. Il suffit de prévoir votre diner et quelques éléments de rechange, comme des bas ou des mitaines. Informez-vous bien des heures de départ des navettes.

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Pêche blanche et fromage
À mon grand bonheur, j’ai eu l’occasion de m’adonner à la pêche blanche sur la Baie des Ha ! Ha ! avec le service de location de cabane Accommodation des 21. Les cabanes sont chauffées et assez grandes pour accueillir entre 4 et parfois même 10 personnes. Le prix de la location de cette entreprise est très abordable et comprend les cannes à pêche ainsi que les appâts. Pour quelques dollars de plus, on vous perce des trous pour pêcher dehors, question de vivre l’expérience à fond ! Vous pouvez aussi louer la cabane pour toute la fin de semaine.FullSizeRender

Sachez que plusieurs entreprises de la région offrent le service de location de cabane à pêche et que leurs forfaits incluent généralement presque tout (parfois même le transport vers la cabane). Le site Web de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean dispose d’une page dédiée à cette activité, alors peu importe où vous désirez la pratiquer (sur le lac Saint-Jean ou le fjord du Saguenay), vous trouverez de l’information.

À la fin de votre journée de pêche, faites un arrêt à la Fromagerie Boivin située sur le chemin Saint-Joseph à La Baie pour déguster sur place un sac de fromage en grains frais !

Hiver urbain
À l’opposé des fous de l’hiver, il y a ceux qui préfèrent fuir la neige et le froid. Je vous propose donc un séjour urbain à l’Hôtel Chicoutimi situé au cœur de la ville sur la rue Racine.

Le dynamisme de la rue Racine réside dans ses boutiques et ses restaurants. C’est un endroit de la ville que j’aime particulièrement, peu importe les saisons. C’est ma place favorite pour faire des achats uniques qu’on ne trouve pas dans les grandes chaînes dans les centres d’achats.

Mes bonnes adresses :
– Le Centre d’art Bang (132, rue Racine Est). En plus d’être un lieu d’expositions, c’est aussi une libraire d’art actuel.
Twist boutique (439, rue Racine Est). On retrouve des produits originaux (vêtements, accessoires, décoration, etc.) fabriqués au Canada.
– Entre deux boutiques, je vous suggère d’arrêter prendre un thé à la Théière à l’envers (150, rue Racine Est).

Votre nuitée à l’Hôtel Chicoutimi sera marquée par son confort et son style. À mon avis, c’est un des plus beaux hôtels de la région de plus qu’il est très bien situé.

Coup de cœur !
On termine la soirée à la Voie Maltée, qui n’est pas sur la rue Racine, mais à 10 minutes de celle-ci. Découvrez leur nouveau menu en choisissant les côtes levées et pour couronner le tout, optez pour le dessert de saison : le S’more ! Mon conseil est de le partager car il est assez sucré.

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