Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Centre plein air Mont-Vilain / Au centre de l’action

Le territoire des Monts-Valin est « universellement » connu par les motoneigistes. Ce qui est moins connu, c’est qu’au pied des Monts, à l’est du lac Saint-Jean jusqu’aux confins du Pays de Maria-Chapdelaine, se trouve un immense terrain de jeu très enneigé qui va bientôt devenir l’extension du massif montagneux.

Avec le chantier du nouveau parc régional des Grandes-Rivières qui se concrétisera d’ici l’automne 2017, c’est un territoire tout neuf qui s’ouvrira aux motoneigistes. Ce projet en voie de réalisation jettera des ponts sur les rivières de ce vaste espace sauvage, dont la légendaire Péribonka, en créant un nouveau lien de sentiers entre les Monts-Valin, le Nord du Lac et Chibougamau. Tout ça dans une région trop méconnu malgré la grande abondance de ces accumulations de neige.

Comme nous sommes ici à la limite des zones habitées et des terres publiques, les services et les relais se font rares. C’est là que le Centre plein air Mont-Vilain (vilain jeu de mot en effet) prend une importance stratégique.

S’il y a un secret trop bien gardé à l’ombre des Monts-Valin, c’est bien la petite communauté de Lamarche avec son fabuleux lac Tchitogama et la grandiose rivière Péribonka. Dans cette contrée d’hiver, le nouveau nom fait rapidement sa marque auprès des motoneigistes.

Une popularité reconquise

Par ce vendredi ensoleillé du début février, l’hiver bat son plein au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les mordus de motoneige affluent sur les Monts-Valin et, à une trentaine de kilomètres de la montagne, plusieurs d’entre eux font escale au Centre plein air Mont-Vilain, au long du sentier 367. Aujourd’hui, ils emplissent complètement la salle à manger pour le repas du midi. Durant les fins de semaines, le restaurant est toujours plein à craquer. Ce soir, les locateurs des chalets viendront passer la soirée en savourant les spécialités culinaires de la maison.  Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice, se sont portés acquéreurs de l’endroit en 2015 sans trop savoir dans quoi ils s’embarquaient mais avec une énergie sans borne et une philosophie qui peut se résumer en quelques mots : le respect du client.

Drôle d’histoire

L’histoire de Martin et Annik, en lien avec leur nouvelle vocation d’aubergistes, a de quoi étonner bien, qu’au départ, elle n’ait rien de particulièrement original. « Nous sommes venus dans le secteur pour la pêche puis nous sommes carrément tombés en amour avec l’endroit. » Et il y a de quoi ! Il faut voir le très impressionnant paysage du lac Tchitogama, un  immense plan d’eau qui fait une douzaine de kilomètres de longueur et qu’on compare toujours au fjord du Saguenay à cause des hautes falaises qui l’encadrent. Le couple, qui habitait Alma, à une demi-heure de route de Lamarche, s’est acheté un chalet sur place tout en poursuivant ses activités professionnelles. Martin est une sorte de touche-à-tout du monde des affaires et il n’a pas hésité à se lancer en hôtellerie avec Annik, même si le couple n’avait absolument aucune expérience en la matière. Ça a été le coup de foudre ! Peu à peu, Martin s’est départi de ses autres business pour se consacrer uniquement au Mont-Vilain.

« C’est facile ! »

Plusieurs motoneigistes connaissaient déjà ce centre plein air 4 saisons qui compte un camping et une marina en plus des chalets, dont deux avec une structure de tipi et d’autres aménagés dans la coque d’anciens bateaux alligators qui servaient sur la rivière Péribonka à l’époque pas si lointaine de la drave. L’endroit s’appelait alors Scoobyraid et il a connu ses heures de gloire avant de péricliter. C’est à ce moment qu’Annik et Martin arrivent dans l’histoire, armés de toute leur bonne volonté.

Quand on connaît le monde de l’hôtellerie, on sait à quel point il s’agit d’une activité exigeante qui demande qu’on s’investisse corps et âme sans compter son temps. Toutefois, on s’étonne d’entendre parler Martin lorsqu’il s’exclame : « C’est facile ! Nous sommes arrivés ici sans la moindre expérience et c’est ce que les gens ont aimé puisque notre seul souci a été de savoir ce qui les rend heureux et de leur procurer ! C’est plaisant de travailler auprès de gens qui sont en vacances, relax et toujours de bonne humeur. En plus, j’ai travaillé sans relâche dans d’autres entreprises depuis l’âge de 18 ans, sans jamais pouvoir vraiment m’arrêter. Ici, nous fermons durant quelques semaines en automne et au printemps et nous pouvons profiter de la vie beaucoup plus qu’auparavant. C’est vrai qu’il faut être à l’œuvre sept jours sur sept, du matin au soir mais c’est toujours dans un contexte humain agréable et dans la perspective de pouvoir prendre des vacances. Ce qui ne m’est jamais arrivé dans ma vie. » C’est pourquoi l’homme d’affaires, qui souhaitait au début gérer le centre plein air en plus de ses autres activités s’est progressivement départi de ses entreprises pour ne conserver que Mont-Vilain.

Denise présente la fameuse potence

Denise présente la fameuse potence

Chalets du Centre de plein air

Chalets du Centre de plein air

L'accès au centre plein-air aux abords du lac Tchitogama

L’accès au centre plein-air aux abords du lac Tchitogama

Le nouveau nom du relais s'est rapidement imposé auprès des motoneigistes.

Le nouveau nom du relais s’est rapidement imposé auprès des motoneigistes.

Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice

Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice

La potence

Actif derrière le bar, Martin discute avec les clients tout en voyant aux mille et une demandes qui surviennent de la clientèle. Annik court également dans tous les sens avec l’autre serveuse, Marie, toujours prêtes à entamer un bout de discussion avec les visiteurs qui se questionnent sur la région.

Durant ce temps, Denise, une cuisinière d’expérience qui a travaillé plus de 25 ans dans un restaurant populaire d’Alma, se démène sans sa cuisine pour répondre aux commandes.  Le restaurant sert le petit déjeuner à partir de 8h00 le matin. Le midi, le menu propose des plats populaires : pizza, pâtes, burgers, sandwichs, salades et autres. Le soir, la salle se transforme et le menu se rehausse pour offrir des tables d’hôtes plus élaborées où figure la spécialité de la maison : la potence flambée.

Denise présente la fameuse potence, un triangle de métal hérissé de piques, suspendu au-dessus d’une planche de bois et à l’intérieur duquel on installe un brûleur. On embroche sur les tiges des cubes de filets de porc marinés et épicés selon une recette secrète dénichée en Europe. On place un plat de riz sous la potence avant de passer au moment le plus spectaculaire du service : la flambée. On utilise alors un mélange de différents alcools qu’on enflamme et qu’on déverse sur la viande en faisant une longue traînée de feu. Tout un spectacle dont vous pouvez voir quelques images sur la page Facebook de l’entreprise. Si cette description vous ouvre l’appétit, n’oubliez pas qu’il est indispensable de réserver à l’avance pour se faire servir la potence flambée.

En selle pour le Tour du Lac à motoneige !

La motoneige fait partie de l’ADN de ceux et celles qui vivent au Lac-Saint-Jean. Depuis que Joseph-Armand s’est élancé avec sa petite bête jaune sur les crêtes des bancs de neige, Jeannois et Jeannoises ont trouvé le véhicule qui occuperait leurs hivers et leur permettrait de partir à la découverte de leurs immensités enneigées.

Le Lac Saint-Jean vous accueille sur les sentiers !
Plus tard, c’est au début 1990 qu’est né le tourisme à motoneige qui a débuté par le tour de la grange, qui s’est élargi avec le tour du village, puis le tour des clubs voisin et ce n’est pas pour rien que l’une des premières véritables destinations à gagner le cœur des amants de l’hiver a été le tour du lac Saint-Jean. On aime ça faire le tour… Surtout quand c’est beau !

Un classique

Depuis déjà plusieurs décennies, le tour du Lac-Saint-Jean à motoneige est au tourisme hivernal ce que le tour de la Gaspésie est au tourisme estival. Un classique incontournable qui s’est imposé dès le moment où les Québécois ont commencé à voyager sur les sentiers de neige.
Le « Tour du Lac », (dès qu’on met une majuscule à Lac, on sait duquel il s’agit) possède d’abord cet avantage de ne pas ramener les motoneigistes sur leurs traces (ou si peu). Il présente quelques variables en termes de distances (± 300 km) selon qu’on emprunte le circuit le plus rapproché des rives du Pekuakami ou celui qui s’éloigne au nord-ouest du lac, vers Girardville, dans les vastes prairies de la « Friche », les bleuetières à perte de vue et les forêts denses du Pays de Maria-Chapdelaine. Cet itinéraire permet la découverte de plusieurs villages pittoresques et jouit d’un environnement sauvage éblouissant.

Sur la plaine agricole du Lac-Saint-JeanUn environnement toujours changeant.

Portes d’entrée
Le circuit motoneige du Lac-Saint-Jean compte de nombreuses portes d’entrée (ou de sortie). Elles passent par le Saguenay en provenance de Charlevoix, de la Côte-Nord et de la grande région de Québec. D’autres proviennent de la Mauricie, de Portneuf ou de la Baie-James. Certains voyageurs choisiront la ville d’Alma comme amorce de la tournée puisque les motoneiges peuvent accéder au centre-ville et à ses facilités d’hébergement, de restauration et de sorties. Saint-Gédéon, directement sur le lac, constitue également un point de chute intéressant.
On peut même accéder au Tour du Lac à partir du territoire mythique des Monts-Valin. Toutefois, le point d’accueil le plus populaire demeure le sentier qui traverse la réserve faunique des Laurentides à partir de Portneuf (TQ 23) par L’Étape puis croise le secteur du Mont-Apica avant d’aboutir à Hébertville.
Du nouveau au Mont-Apica

Un enneigement exceptionnel sur les hauteurs du Mont-Apica.Le belvédère du Mont-ApicaP1210056
Le sentier TQ 23 passe par le nouveau relais du Mont-Apica, sur la route 169, là où on avait autrefois une cabane plutôt élémentaire. À cela s’ajoute le belvédère spectaculaire qui occupe le sommet du Mont Apica où se trouvaient depuis 1952 des installations militaires du NORAD. Plus avant, on passe sous la nouvelle arche de bienvenue, une des plus impressionnantes au Québec avec ses matériaux bien régionaux : le bois et l’aluminium. Quant au nouveau relais, le président du Club motoneigistes Lac-Saint-Jean, Gaétan Gagné, mentionnait que : « dès le départ, il a largement dépassé les attentes en termes de fréquentation. On y sert une cuisine rapide et on peut également y faire le plein.» Quant au belvédère, , qui se trouve sur un embranchement à 1 km du relais et à 4 km à partir du sentier, Gaétan Gagné ajoute : « Nous avons aménagé un gazebo à 882 mètres d’altitude, à partir duquel, par beau temps, on peut admirer les sommets des Laurentides à perte de vue. »

Les plus vieux se souviendront de ce qu’on appelait « les radars » de la ligne Pinetree, un projet conjoint entre les États-Unis et le Canada pour détecter les avions ennemis durant la guerre froide avec l’URSS. Jusqu’à 500 personnes, militaires et civiles, ont occupé cette base qui était également une importante station météorologique. L’informatisation et l’évolution des technologies ont fini par avoir raison du centre d’opérations en 1993 et les radars ont été déménagés sur les Monts-Valin. Fait à noter, le mont Apica est souvent comparé aux Monts-Valin pour son enneigement exceptionnel. Lors de la fameuse « Tempête du siècle », en 1971, il y est tombé 80,2 cm de neige. Ce phénomène reste toujours évident lorsqu’on grimpe sur le sommet et qu’on constate à quel point le couvert blanc devient imposant au fil de l’ascension.

Le grand tour
Prêt pour le Tour du Lac ? J’avoue un faible pour le plus long circuit qui peut très bien s’amorcer sur les Monts-Valin jusqu’au sentier local conduisant les motoneigistes vers Saint-Ludger-de-Milot puis Sainte-Jeanne-d’Arc pour revenir au TQ 93.
Sur tout ce vaste territoire compris entre les rivières Péribonka, Mistassini et jusqu’à l’Ashuapmushuan éventuellement, presque aussi étendu que la Suisse, on est en train d’implanter le parc régional des Grandes-Rivières. Un des volets de développement de ce projet concerne la motoneige et un nouveau segment de piste qui poussera la découverte toujours plus loin en nous permettant de franchir les grands cours d’eau. C’est à suivre !
Pour compléter la boucle au nord du lac, plusieurs options sont envisageables, du raccourci le long de la rivière Mistassini; au moyen terme traversant la plaine agricole entre Albanel et Normandin. Jusqu’à la totale, qui passe par le bout du bout : Girardville et le Lac-à-Jim, dans un magnifique environnement de forêt et de neige. À vous de choisir !
Si vous longez le lac à l’est, passant par Sainte-Monique, Saint-Henri-de-Taillon et Péribonka, ne manquez surtout pas de faire escale au superbe relais Vauvert qui offre l’une des plus belles vues qui soit sur le grand plan d’eau, en plus d’une bonne bouffe et de chalets agréables.

Relais Vauvert à Dolbeau-Mistassini
Les attraits
Le Lac-Saint-Jean, destination motoneige, présente de nombreux attraits dont le premier recherché reste l’enneigement puis l’étonnante diversité des environnements visuels. On y alterne constamment de la forêt aux champs, de la piste sinueuse au large boulevard, en empruntant les couloirs de transport d’électricité. Tout cela avec quelques points de vue magnifiques sur le lac lui-même bien que les motoneigistes ne roulent plus sur les glaces du lac comme auparavant. Je ne saurais aussi assez insister sur le grand intérêt qu’il peut y avoir à visiter le Zoo sauvage de Saint-Félicien en hiver, un plaisir que s’offrent trop peu de motoneigistes.

Les étapes
Le Tour du Lac-Saint-Jean possède de plus cet avantage de donner le choix du type d’hébergement et des pauses qu’on souhaite faire. Nombre de relais sont disséminés tout au long du circuit. Il s’agit le plus souvent d’endroits pittoresques où se réchauffer, prendre un repas rapide et rencontrer les motoneigistes locaux. Partout, l’accueil y est digne de la réputation des Bleuets.
Plusieurs grands hôtels accueillent les motoneigistes, même au cœur des villes. Le confort et la restauration y sont à leur meilleur.

On peut également faire escale dans des auberges ou des gîtes incroyablement chaleureux et accueillants, pour vivre une expérience spéciale chez l’habitant. Maints endroits proposent aussi des chalets avec un service de restauration à proximité.

On a donc encore toutes les raisons du monde de renouer ou d’enfin découvrir les charmes irrésistibles du Tour du Lac-Saint-Jean à motoneige !