Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

5 belles balades en kayak

Les kayaks de mer sont sur le toit de la voiture. Tout l’équipement est dans le coffre, prêt à servir. La journée semble idéale. C’est ce que vous attendiez ! Question ? Ou aller pour pouvoir mettre à l’eau facilement et réaliser une agréable excursion de quelques heures sur le fjord du Saguenay ?

Promotion Saguenay - Kayak de mer sur le Saguenay

 

Les opportunités ne sont pas si nombreuses mais il en existe quand même plusieurs, bien réparties au fil des 120 km de rivière de Chicoutimi à Tadoussac, sur les deux rives.

Sauf exception, il sera essentiel de tenir compte des marées tant pour le départ que pour le retour si on ne veut pas patauger durant de longs moments dans la boue et la glaise de l’estran (la partie du rivage qui se dégage à marée basse). C’est pourquoi il faut quotidiennement référer au site de Pêche et océans Canada pour obtenir les heures des marées au point de départ prévu.

Précisons que cette sélection de 5 sites est un choix strictement personnel de coins ou j’aime bien pagayer.

Rivière Caribou

Kayak sur le Saguenay

Ne nous éloignons pas trop de la ville pour cette sortie qui sera définitivement urbaine. Quand j’ai peu de temps et que je réussis à écourter la journée de travail, j’adore mettre à l’eau à quelques kilomètres de Chicoutimi-Nord, juste à l’embouchure de la rivière Caribou. L’endroit est identifié par un panneau de signalisation et on trouve quelques places de stationnement au bout du garde-fou. La large plage sablonneuse s’emplit assez rapidement à la marée montante, permettant le départ dans quelques centimètres d’eau avant la pleine marée. De là, on s’avance lentement devant Chicoutimi qui se dévoile progressivement. Même si on y vit depuis des années, c’est une vision très particulière de la ville qu’on obtient ainsi à partir du Saguenay. Une fois bien engagé dans le secteur urbain, au pied des caps de la rive nord, une ambiance sonore étonnante s’ajoute au visuel. À cause de la forme en cuvette de Chicoutimi, on se croirait au milieu de l’action urbaine tout en navigant dans un milieu naturel impressionnant. Le summum du plaisir consiste à s’arrêter au pied du cap Saint-François pour pique-niquer en savourant un bon verre de vin et en admirant le soleil qui se glisse sous les ponts et en revenant à la pénombre.

Quai des croisières – La Baie

Auparavant, nous allions mettre à l’eau à la marina de l’Anse-à-Benjamin pour naviguer dans ce secteur. Toutefois, avec les nouvelles installations du Quai des croisières, on peut le faire plus facilement, plus proprement, en disposant d’espaces de stationnement et en s’offrant une super crème glacée au retour.

L’immense baie des Ha ! Ha ! n’a pas besoin qu’on vante ses charmes marins et géologiques. La présence de grands navires et de bateaux de croisière ajoute encore à l’intérêt de l’endroit. En kayak, toutefois, le plus agréable reste de longer les parois escarpées du cap à l’Ouest sur lesquelles les marcheurs nous observent souvent à partir du sentier Eucher. La petite balade permet de se rendre à peu près au pied du cap Rasmussen alors que la bonne journée consiste à faire l’aller-retour jusqu’à la pointe du cap, sur le bras de Chicoutimi

Sainte-Rose-du-Nord

Il y a toujours de l’action sur le quai de Sainte-Rose-du-Nord. La rampe de mise à l’eau, à la droite du quai, peut être utilisée sans considération pour la marée. Il est d’abord agréable de naviguer dans les 3 anses qui composent le village puis, en aval, de se rendre au campement de l’Anse-de-Sable puis au Cap-au-Leste. En amont, on descend vers l’anse de la Mine puis le hameau de Tableau, où subsistent les vestiges d’un quai datant de la colonisation. Par beau temps, la traversée vers la paroi rocheuse du Tableau permet d’admirer de près cette muraille singulière. Des frais de 5 $ sont exigés au quai pour la mise à l’eau.

L’Anse-Saint-Jean

kayak brouillard fjord (c) Fjord en Kayak

Si vous séjournez au camping municipal de L’Anse, la mise à l’eau est à portée de main sur la rampe centrale mais surveillez bien les marées pour ne pas revenir dans le mince filet d’eau et sur le fond rocheux de la rivière Saint-Jean. En tout temps, la mise à l’eau est possible près du quai de la marina, sur la plage où est installé le pourvoyeur Fjord en Kayak. L’aller-retour jusqu’au quai de Petit-Saguenay est un classique mais, comme le débarquement est à peu près impossible en d’autre temps qu’à la marée haute, on peut continuer environ un kilomètre pour trouver des petites plages et des rochers sur lesquels on peut pique-niquer agréablement. On peut même s’avancer encore et faire le tour de l’île Saint-Louis, la plus grande et la plus haute du fjord. En face se trouve la Petite-Île, l’île Saint-Barthélemy et l’anse à Gagnon.  Au retour, tout juste avant d’entrer dans l’anse Saint-Jean, on passe une plage parfaite pour la baignade. La sortie vers la baie de Rivière-Éternité longe la plus impressionnante section du fjord du Saguenay.

L’Anse-Saint-Étienne

S’il y a un endroit sur le Saguenay où la marée est déterminante pour le kayak de mer, c’est bien la plage de l’Anse-Saint-Étienne à Petit-Saguenay. L’endroit, face à l’Anse-de-Roche, fait partie de Village Vacances mais il est également accessible au public en prenant le chemin de la plage, à droite, avant l’entrée du Village Vacances. Il y a aussi un stationnement près de la plage. De l’approche de la marée haute au début du baissant, le niveau de l’eau permet une sortie d’environ 5 heures sans que l’on ait à transporter l’embarcation sur l’estran qui fait ici près d’un demi-kilomètre. L’intérêt du secteur tient à l’équerre que forme la rivière en faisant une courbe de 90 degrés. Une fois que l’on a doublé la pointe aux Crêpes, on a sur sa droite le magnifique cap Sainte-Marguerite et la baie du même nom qui est malheureusement interdite à la navigation à cause de la présence régulière des bélugas qui viennent s’y alimenter et socialiser.

Capture

 

Projet Fjord – Terre Rompue

Le Festival Regard débute demain, et on est très emballé à l’idée de stimuler notre imaginaire avec leur programmation riche et variée! À cette occasion, voici le 5e et le tout dernier billet du créatif Projet Fjord de La Bande Sonimage. Sachez d’ailleurs que l’ensemble des œuvres seront présentées dès demain à 19h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Cette fois-ci nous vous présentons TERRE ROMPUE d’Alexandre Rufin, le 4e court-métrage du projet.

Crédit Photo : Mathieu Breton

Crédit Photo : Mathieu Breton

Le film d’Alexandre Rufin nous emporte dans cette fiction où son personnage, un réfugié, arrive par bateau au Canada et plus précisément à Ville de La Baie. Perdu, il sera ensuite confronté au froid et à sa survie. Son synopsis va comme suit : «Ô Canada, terre de nos aïeux. Parmi les races étrangères, notre guide est la loi.»

Voyons ce qu’il a pensé de son expérience :

Pourquoi as-tu choisi de faire ce film?

Alexandre : J’avais envie d’ancrer le fjord, ce cours d’eau majestueux, en imaginant tous les différents peuples qui l’ont navigué pour parcourir et implanter le territoire.

Qu’est-ce qui est nouveau pour toi en lien avec ta démarche artistique et de ta vision d’auteur?

Alexandre : Je ne dirais pas nouveau, mais plutôt que c’est une belle continuité de l’élan artistique que je vis en ce moment. J’ai envie d’explorer la fiction, qui, en premier lieu, pourrait paraître classique, mais ne l’est pas lorsqu’on cherche en profondeur.

En quoi la thématique «Fjord et sport» était-elle inspirante ou contraignante?

Alexandre : J’ai décidé de m’éloigner du sens du sport comme on peut l’entendre de prime abord. Je me suis laissé un peu aller et une histoire de Stephen King qui m’avait beaucoup marqué m’est revenue : Marche ou crève. Un sport macabre et poussé à son extrême ou le dernier marcheur devient le seul survivant. Les perdants auront le droit à une balle dans la tête. Le fjord par son caractère extrême devenait à mes yeux un univers de vie, mais aussi de mort.

Crédit Photo - Mathieu Breton

Crédit Photo – Mathieu Breton

Qu’aimerais-tu que les gens retiennent de ton film?

Alexandre : Éveiller en eux ce que moi-même n’imaginais pas.

Raconte-nous un moment fort ou émouvant du tournage?

Alexandre : De voir l’équipe me suivre malgré la température et les lieux difficiles d’accès. De sentir le film prendre vie avec l’implication de chacun.

Crédit Photo - Mathieu Breton

Crédit Photo – Mathieu Breton

As-tu des satisfactions en tant que réalisateur?

Alexandre : C’était un beau défi sur papier et j’ai pu le réussir en peu de temps tout en m’approchant du film que j’imaginais! De plus, être sélectionné en Compétition nationale à Regard est une très belle reconnaissance à mes yeux.

Résume ton tournage en quelques mots :

Alexandre : Style bordel guérilla-anarchico-eclaté-dingo-lumineux-passionné. (!)

Alexandre Rufin - réalisateur Crédit photo : Mathieu Breton

Alexandre Rufin – réalisateur
Crédit photo : Mathieu Breton

Anecdote :

Viméo-Anecdote-Terre Rompue

 

Consultez l’ensemble des photos du tournage ici.


 

Le film sera présenté demain, le 15 mars prochain à la Soirée régionale du Festival Regard, suivi d’un party de lancement au Sous-Bois à Chicoutimi.

Bon festival à tous!

Projet Fjord : bit.ly/ProjetFjord

La Bande Sonimage : bandesonimage.org/

Projet Fjord – Destrier

Le Festival Regard arrive à grands pas et avec lui, le dévoilement des courts-métrages du Projet Fjord. Oui, oui, ce projet dont on vous parle depuis quelques semaines et qui nous intéresse beaucoup de par son aspect humain et artistique ainsi que son objectif de mettre en lumière (entre autres) les beautés de notre majestueux fjord.

Cette fois-ci nous vous présentons DESTRIER de Philippe David Gagné, le 3e court-métrage du projet.

Crédit Photo : Mathieu Breton

Crédit Photo : Mathieu Breton

Philippe David Gagné, nommé créateur de l’année au Saguenay-Lac-Saint-Jean par le CALQ, nous plonge dans une fiction hivernale rocambolesque. Dans ce court-métrage, il est question d’honneur, mais aussi d’amour. L’un de ses personnages, joué par l’acteur Guillaume Ouellet, décide d’aller réparer son honneur sur les glaces d’une baie gelée et d’y vivre un duel épique. Le fjord, la glace, le froid, la pêche blanche, la motoneige, c’est toute une histoire racontée à l’intérieur d’un seul plan-séquence de sept minutes.

Comment s’est passée son expérience?

Pourquoi as‐tu choisis de faire ce film?

Philippe David : Pour le défi technique et l’envie de montrer des skidoos l’hiver.

Qu’est‐ce qui est nouveau pour toi en lien avec ta démarche artistique et de ta vision d’auteur?

Philippe David : C’est une autre déclinaison de mon « cycle baieriverain » avec une petit twist absurde. C’est de jouer sur la forme cinématographique et de revisiter un genre, s’amuser avec ses codes, comme BLEU TONNERRE et la comédie musicale. Ici, ce sont les codes du médiéval avec lesquels je me suis amusé. Ça rejoint aussi mon exploration des codes de la masculinité. C’est l’absurde honneur masculin qui, finalement, n’est pas si absurde que ça quand on regarde nos contemporains agir!

Crédit photo : Mathieu Breton

Crédit photo : Mathieu Breton

En quoi la thématique «Fjord et sport» était‐elle inspirante ou contraignante?

Philippe David : Le sport m’est venu assez rapidement : les motoneiges et l’hiver, sur les glaces du fjord. Évidemment, certains diront que la motoneige n’est pas un sport! Et pourtant, on peut être assez courbaturé après une journée de skidoo!

As-tu des anecdotes en lien avec le tournage?

Philippe David : Les amateurs de kitesurf qui aimaient beaucoup se mettre dans nos jambes. Comme on avait une cascade en motoneige, on avait toujours une petite crainte qu’un « kiteux » vienne se tuer dans un de nos skidoos.

Des recommandations?

Philippe David : Plus de répétitions lorsqu’on se lance dans un plan-séquence, l’hiver, avec des motoneiges et une cascade.

Crédit photo : Mathieu Breton

Crédit photo : Mathieu Breton

Des découvertes?

Philippe David : Ça m’étonne toujours à quel point les gens sont sympathiques et ouverts à prêter des choses, comme une cabane, des motoneiges, des habits, du temps, etc. Ce n’est pas une découverte, mais je le redécouvre à chaque tournage que je fais en région.

Qu’aimerais-tu que les gens retiennent de ton film?

Philippe David : Que l’honneur a la vie dure.

Philippe-David Gagné – réalisateur Crédit photo : Mathieu Breton

Philippe-David Gagné – réalisateur
Crédit photo : Mathieu Breton

Bande-annonce

Destrier - bande-annonce

Consultez l’ensemble des photos du tournage ici.


Le film sera présenté le 15 mars prochain à la Soirée régionale du Festival Regard, suivi d’un party de lancement au Sous-Bois à Chicoutimi.

Plus tard cette semaine, portrait du court-métrage du réalisateur Alexandre Ruffin – Terre rompue.

Projet Fjord : bit.ly/ProjetFjord

La Bande Sonimage : bandesonimage.org/

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