Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Atalukan : Raconter l’imaginaire Ilnu

Toutes les Premières nations d’Amérique du Nord sont les héritiers d’une tradition orale qui, à travers les âges, a véhiculé la mythologie, les contes et légendes, les coutumes et la culture.

Le festival de contes et légendes Atalukan de Mashteuiatsh, dont se tenait la sixième édition en août, met en valeur ces rituels millénaires de transmission orale. Elle permet aux nombreux conteurs et conteuse de révéler leurs talents à la population et aux visiteurs tout en assurant la pérennité d’un chaînon culturel vital.

Prestation au festival de contes et légendes Atalukan.  C - Patrick Courtois

Prestation au festival de contes et légendes Atalukan.
C – Patrick Courtois

Depuis quelques années, plusieurs communautés autochtones, dont Mashteuiatsh, se sont ouvertes au grand public en accueillant des Pow Wow qui réunissent joueurs de tambours, chanteurs traditionnels de même que danseurs aux costumes merveilleusement colorés et élaborés. C’est là une occasion exceptionnelle pour tous les Québécois curieux de mieux connaître les cultures amérindiennes de diverses provenances de s’y initier avec un événement spectaculaire pour toute la famille.

Un festival de paroles

Un festival de contes et légendes comme Atalukan est assurément moins grandiose mais infiniment plus intimiste et sympathique. Il permet, à la fois, une incursion dans la tradition ancestrale et un clin d’œil à la vie actuelle des membres des Premières Nations. Tout cela, dans l’ambiance totalement décontractée, sans prétention et familiale du camping Plage Robertson situé sur la plus belle plage de Mashteuiatsh.

Comme le rappelait l’ex chef Clifford Moar, qui agissait comme porte-parole de la dernière édition du festival : « Le but premier de l’activité est de faire vivre et de faire connaître les traditions orales des Ilnus. » Une rare occasion pour les Québécois de s’immiscer dans l’univers ilnu par le billet de sa mythologie et de ses contes humoristiques ou fantastiques. Clifford Moar est d’ailleurs devenu conteur lui-même pour l’occasion, reprenant la chaise de son père et de ses ancêtres qui passaient les soirées à raconter les chasses en territoire, les expéditions périlleuses, les rencontres avec les animaux mythiques et les personnages mystérieux.

L’anthropologue et ancien professeur à l’Université de Montréal Rémi Savard définit de façon un peu savante mais intéressante les deux catégories de récits qui composent la tradition orale chez les Innus :

« Les Montagnais distinguent facilement l’atenogen (ou atanukan) de cet autre genre narratif qu’on appelle tobadjimun (ou tipatshimun). Un tobadjimun relate des histoires vécues ou du moins susceptibles de l’avoir été par le conteur, un ami, un grand-père, etc., l’atenogen serait tout autre chose. (…)

Carrefour d'accueil Ilnu

Carrefour d’accueil Ilnu

Les atenogen (ou mythes) seraient donc les paroles des animaux, transmises originellement aux anciens dans le cadre de leur mariage avec les animaux et, depuis lors, au sorcier dans la tente cérémoniale. Un atenogen, nous disait un conteur de La Romaine, c’est ce qu’on doit transmettre afin que les générations futures sachent ce qu’il convient de savoir. (Savard 1977 : 63-67) »

Les mythes mettant en vedette Tshakapesh (l’homme dans la lune – ou celui qui tire une corde derrière lui) et Kuekuatsheu (le carcajou) sont probablement les plus populaires dans la tradition orale innue. Ils ont été perpétués sur l’ensemble du territoire innu et relatent de très nombreux épisodes dans la vie de ces deux personnages.

À surveiller en 2017

Il est vraiment ennuyeux de parler d’un événement qu’on a adoré mais qui est passé ! Toutefois, ce qu’il y a de prometteur, c’est que le festival Atalukan a confirmé son retour à l’été 2017 avant que le rideau ne tombe sur l’édition 2016. Cette dernière a été marquée par un élargissement important de l’auditoire alors que plusieurs présentations ont été délocalisées ailleurs au Lac-Saint-Jean et au Saguenay. Le Festival se déroule principalement au camping Plage Robertson de Mashteuiatsh tout en faisant une tournée du Pekuakami (lac Saint-Jean), en passant par Roberval, Saint-Félicien, Desbiens, Saint-Gédéon et Péribonka et par St-Prime, Alma, Dolbeau et Jonquière.

La dernière affiche comptait des noms remarquables dont, entre autres, la poète et réalisatrice Josephine Bacon, Charles-Api Bellefleur, de la Romaine, Bertrand Bergeron, spécialiste en orature (culture orale) et conteur intarissable, Sylvain Richard qui joue avec l’assistance ainsi que Patrick Courtois, brouteux impénitent.

Les enfants trouvent également plus que leur compte avec des histoires et activités (fabrication d’un capteur de rêve par exemple) qui savent les intéresser.

Préparez-vous tôt pour août 2017 et réservez votre emplacement au Camping Plage Robertson ou surveillez la prochaine programmation afin de profiter de l’ambiance magique qui y règne durant 5 jours. Et, une fois sur place, offrez-vous la visite du Carrefour d’accueil Ilnu, un prolongement naturel du festival ou des aînés captivants racontent la vie d’antan et les techniques traditionnelles.

Sylvain Richard s'amuse avec l'assistance.

Sylvain Richard s’amuse avec l’assistance.

Camping Plage Robertson

Camping Plage Robertson

 

Destination kayak : la Péribonka

Dans son évolution, la pratique du kayak de mer déborde du fjord du Saguenay et des rives du Saint-Laurent pour occuper de plus en plus de grands plans d’eau sauvages et d’extraordinaires rivières, comme la Péribonka, qui ont à offrir de longues sections d’eaux calmes et des jours de bonheur à les descendre en excursion.

L’ajout de plusieurs nouvelles découvertes a de quoi exciter les kayakistes de longue date qui jouent depuis longtemps dans la même pataugeuse. Toutefois, l’expédition de plusieurs jours en kayak de mer laisse plusieurs novices craintifs et cela se comprend quand on connaît les conditions météo changeantes, les marées, les vents et les eaux glacées qu’il faut affronter en mer. En rivière, tous ces inconvénients deviennent marginaux, à la condition de choisir le bon cours d’eau. Et ils sont beaucoup plus rares qu’il peut sembler au premier abord…

Un environnement incroyablement  paisible.

Un environnement incroyablement paisible.

Une grande rivière
La rivière Péribonka se dessine sur un vaste bassin versant, au nord-est du lac Saint-Jean et s’étire sur 547 km, au départ des monts Otish, au-delà du 52e parallèle. Elle serpente au milieu d’un panorama encaissé qui rappelle souvent le fjord du Saguenay par ses dimensions et ses alignements de hauts caps. Un bon courant descendant pendant 90 km nous mène à belle allure vers notre point d’arrivée, trois ou quatre jours plus bas, le grandiose lac Tchitogama.
Durant des décennies et jusqu’en 1996, l’industrie forestière a sacrifié ce cours d’eau au flottage du bois, le recouvrant de pitounes pour les acheminer vers les usines du Lac-Saint-Jean. C’est ce qui explique qu’on connaisse si peu ce grand affluent du Piékouagami. L’achèvement récent du barrage Péribonka, à la confluence des rivières Manouane et Péribonka (km 152) a obligé le prolongement du chemin des Passes jusqu’au pied du barrage où une rampe de mise à l’eau a été aménagée.
Ensuite, la présence de superbes plages, de bancs et de pointes de sable ainsi que de rives accueillantes assure un potentiel intéressant de campements très agréables. Il s’agit conséquemment d’un choix irrésistible que font de plus en plus de kayakistes.

Au départ
Après deux heures de route sur le chemin des Passes-Dangereuses, un chemin forestier large et bien entretenu, notre convoi atteint l’impressionnant barrage Péribonka. La splendeur du paysage qui se révèle alors présume déjà de l’émerveillement que nous réservent les prochains jours. Nous naviguons sans effort à plus de 7 km/h en faisant face à un corridor somptueux dont les parois s’élèvent progressivement.
Nous ne parcourrons qu’une douzaine de kilomètres en cet après-midi, passant au large de la jetée Jean-Guy, une ancienne jetée à bois identifiée comme le premier campement en descente. Nous accostons plutôt sur la pointe sablonneuse en amont de l’île à Perdrix, un site rendu féerique par la vapeur qui lèche les montagnes et la plage après la pluie. L’eau s’avère un peu fraîche pour la baignade mais, on s’y fera. Nous observerons aussi les premiers bateaux hors-bords et à cela aussi il faudra se faire puisque la Péribonka, sans encore compromettre sa tranquillité, est fréquentée par quelques plaisanciers en pontons et pêcheurs.

Sous le soleil. 

Un premier campement fabuleux

Un premier campement fabuleux

C’est à regret que nous levons les voiles le lendemain, quittant la plage extraordinaire. Soleil, chaleur et vent sont au rendez-vous sur un parcours où les bourrasques n’arriveront pas à nous ralentir. Une première cascade dévalant avec fracas de la falaise, la chute de la rivière du Sault, retient notre attention et chacun veut l’approcher pour l’admirer et en goûter la bruine. Puis nous traversons vers la rive est pour explorer la rivière du Canal Sec, un petit cours d’eau sinueux au fond de sable, que nous remontons sur 1 km avant de revenir manger à son embouchure. À cette hauteur, la Péribonka est remarquable par la présence de nombreuses îles qu’on longe sur d’étroits passages tout en s’abritant du vent. On observe aussi des falaises vertigineuses sur sa rive ouest. À plus de 500 mètres de hauteur, elles surpassent les caps les plus grands du fjord du Saguenay. D’ailleurs, de notre second campement, en aval de l’île à Jean-Paul, l’horizon qui sombre dans la nuit n’est pas sans rappeler les panoramas les plus grandioses du fjord.

Sous le vent
Le troisième jour doit être le plus consistant du voyage avec environ 22 km au programme. Encore une fois, le paysage évolue continuellement et la rivière s’élargit comme un fleuve (1,5 km) entre des murailles monumentales. Le tableau baigne dans l’harmonie avec ses enchevêtrements de courbes douces et son couvert forestier dense. Nous campons à l’embouchure de la rivière Cormoran, un cours d’eau discret qui s’achève entre deux pointes sablonneuse.
Le temps calme revient et une brise suave nous accompagne au quatrième jour, sous un soleil resplendissant. La rivière rétrécit, provoquant une accélération du courant, et son panorama se nivelle progressivement. Lunch à l’entrée de la rivière Tarant, au creux d’une superbe baie ensablée et près de cascades rieuses. Vers le km 105, on a protégé de la coupe un îlot de forêt ancienne où se trouve un géant qui serait le plus gros bouleau jaune (merisier) répertorié au Québec. L’arbre est gigantesque au point que son centre vide abrite facilement trois adultes. On s’y rend en quelques minutes de marche.
Nous passons notre dernière soirée au creux de l’immense baie des Gardes que surplombe un vaste plateau sablonneux. Le site est merveilleux, surtout des hauteurs où nous sommes juchés.

La Péribonka, une nouvelle destination à découvrir avant que tout le monde y soit.

La Péribonka, une nouvelle destination à découvrir avant que tout le monde y soit.

La finale
Au lever d’un soleil flamboyant, il ne nous reste plus que quelques heures de navigation avant de débarquer à destination. Nous ne raterons surtout pas la puissante chute de la rivière du Banc-de-Sable qui dévale des rochers noirs au fond d’une petite échancrure. Chacun ira y mouiller la pointe de son kayak avant de mettre le cap vers la Pointe d’Appel, à la croisée du lac Tchitogama et de la rivière Péribonka.
Cette dernière est en train de devenir l’une des destinations les plus convoitées des amateurs de kayak de mer, d’autant que l’on peut encore y naviguer en toute liberté, dans un environnement exceptionnel.

Problèmes et solutions
La descente de la Péribonka peut s’effectuer en autonomie complète par des kayakistes expérimentés et bien équipés. Pour les autres, le pourvoyeur jeannois Équinoxe Aventure propose un forfait de 4 jours qui comprend tous les équipements, les embarcations, les repas et l’encadrement sécuritaire.
Un service auquel les pros comme les novices n’échappent pas, c’est celui de la navette qui permet de laisser les voitures à Alma ou au lac Tchitogama et de monter jusqu’au point de départ avec les équipements. Équinoxe Aventure assure également ce service.

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Guide de navigation
Le Guide de navigation intitulé

Chute de la rivière du Sault

Chute de la rivière du Sault

La chute de la rivière du Banc-de-Sable.

La chute de la rivière du Banc-de-Sable.

(5 $) est un outil indispensable à la navigation sur la rivière. En plus d’une foule d’informations, on y trouve toutes les cartes topo identifiant les lieux de camping et les attraits naturels.
Info : Municipalité de Lamarche : (418) 481-2681
Disponible au bureau touristique d’Alma (face à l’Odyssée des bâtisseurs) et au dépanneur de la municipalité de Lamarche.
Hébergement à Lamarche (lac Tchitogama) : Gîte Brise du Lac Tchitogama / Monts-Vilain (chalets) / Camping municipal de Lamarche : (418) 481-1412
Forfaits guidés, service de transport et de navette : Équinoxe Aventure 1 888 668-7381 / 418-668-7381

Camping Tchitogama : Lamarche / Le parfait mariage des genres…

La section "camping rustique" offre un panorama extraordinaire sur le lac.

Êtes-vous plein air ou sports motorisés ? Tente ou caravane à sellette ? Kayak ou ponton ? Randonnée ou quad ? Y-a-t-il un endroit dans le monde où, selon vous, ces pratiques fratricides peuvent se réconcilier ? Et ben oui !

Il y a de ces secrets qui nous arrachent le cœur lorsqu’on les partage. Je me rappelle de plein de petits coins perdus que j’étais seul à fréquenter avec quelques amis et dont j’ai eu le malheur de parler. Ils ont progressivement été envahis et c’est moi qui m’en suis retiré. Toutefois, dans le cas du Camping Tchitogama, à Lamarche, ça me fait trop de peine de constater qu’à peu près personne ne connaît ni ce petit camping super agréable, ni ce lac absolument grandiose, une des plus spectaculaires merveilles naturelles au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un ancien bateau alligator nous accueille à l'entrée.

Lamarche, un hameau qui ne cesse rétrécir mais qui veut vivre, se trouve sur la frontière géopolitique du Saguenay et du Lac-Saint-Jean. Il fait officiellement partie du Lac-Saint-Jean mais passera au Saguenay lors des prochaines élections fédérales (automne 2015). Pour vous situer un peu, disons que si vous roulez entre Chicoutimi et Alma sur la route 172, vous passez Saint-Ambroise puis entrez dans la municipalité de Saint-Nazaire et au seul stop qu’il y a dans le village, vous tournez à droite. Vous faites moins de 30 km en franchissant Labrecque et Lamarche avant d’arriver au bout de la route et vous y êtes !

Quad

Tous les campeurs saisonniers ont un quad.

Il y a deux activités motorisées qui règnent en maîtres ici. Le quad et le ponton. Presque tous les saisonniers du Camping Tchitogama ont un quad garé sous l’avant de leur roulotte à sellette ou remisé tout près. C’est que Lamarche se trouve aux portes d’un gigantesque territoire composé de terres publiques sur lesquelles les chemins et sentiers s’étirent comme les fils d’une toile d’araignée. Mais, ce qu’il y a de particulier ici c’est que, pour accéder à cet immense terrain de jeu, les quadistes doivent traverser le lac en ponton afin d’accéder à un chemin qui longe la rivière Péribonka avec des points de vue spectaculaires. Un service de traverse est assuré. Les quadistes ont aussi accès à un grand réseau de sentiers à partir du camping.

Ponton

Le quai des pontons

Le ponton s’avère donc l’embarcation de prédilection sur le lac, d’abord pour des raisons utilitaires puisque durant plusieurs décennies, il n’était pas question de naviguer sur la rivière Péribonka. À dire vrai, il aurait presqu’été possible de la traverser à pied puisqu’elle était couverte de bois. Un plancher de pitounes dont le lac était préservé par une longue estacade qui courait d’un bout à l’autre de l’embouchure qui fait au moins un kilomètre de largeur. D’ailleurs, le vieux bateau-alligator qui annonce le camping au bord du chemin reste un des derniers témoins de cette époque qui ne s’est achevée qu’en 1996. Maintenant que la Péribonka est redevenue navigable, les navigateurs locaux ont continué de privilégier le ponton pour leurs activités nautiques, pour aller piqueniquer sur la plage et même pour y camper, une pratique courante.

Péribonka, 120 km de rivière spectaculaire.

Les pontons, tout comme les kayaks de mer, disposent d’environ 120 km de rivière pour s’amuser puisque, à cette hauteur, la Péribonka est contenue entre deux barrages et qu’elle forme un réservoir calme, sans rapides.

Camping et kayak

Ce petit camping sympathique qui surplombe le lac Tchitogama offre actuellement un peu moins d’une quarantaine d’emplacements ainsi que quatre chalets. Les infrastructures sont déjà en place pour doubler ce nombre. L’endroit est presque monopolisé par les campeurs saisonniers, ne laissant auparavant qu’une dizaine de sites aux adeptes de camping rustique. Mais quels sites ! Les amateurs de camping sous la tente et les propriétaires de petits motorisés demeurent choyés puisqu’ils ont droit aux emplacements boisés situés directement sur le lac, avec une vue panoramique tout à fait extraordinaire. Un vrai rêve !

Le terrain du camping est encadré par une rampe de mise à l’eau sur le lac doté d’un grand stationnement et, de l’autre côté, d’une marina au quai duquel est accostée une large majorité de pontons. On en a pour des jours à explorer le lac en kayak. On vous indiquera deux baies où trouver des bains de boue et une chute magnifique. Et si la pêche vous intéresse ? Le lac est plein de ouananiches… N’en parlez surtout pas !

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