Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Faire du tourisme avec Pitou!

De plus en plus de touristes voyagent avec leurs animaux de compagnie. Ce phénomène s’observe partout en Occident mais le niveau d’acceptation des animaux varie énormément d’un endroit à l’autre. Comment le Saguenay-Lac-Saint-Jean se positionne-t-il à ce sujet ?

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La première fois que j’ai vu un chien entrer dans un restaurant, j’ai été carrément subjugué. C’était en 1987, lors de mon premier séjour en France, dans un petit bistrot de Toulouse. J’ai été encore plus surpris de voir le chef-propriétaire apporter un bol d’eau pour le beau petit caniche devant lequel toutes les tablées étaient pâmées. Encore tout récemment, dans un petit resto sympathique de Füssen, en Bavière, deux couples arrivent avec trois chiens géants, au point qu’il faille retirer une table pour coucher les deux Dogues allemands (plus hauts que les tables) alors que le Bouvier a réussi de peine et de misère à tenir sous la table. Évidemment, l’arrivée de ces bétails a suscité l’émerveillement et l’attendrissement de toute la clientèle.

Il y a donc déjà longtemps que le « tourisme canin » existe mais il est loin d’être accepté partout autant qu’en Europe et le Canada est probablement l’endroit où il rencontre le plus de résistance.

Les choses changent au Québec

Si vous êtes Européen ou Américain, sachez qu’il est possible de voyager avec votre chien au Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean mais, pas partout et pas n’importe comment ! Surtout pas sans une excellente préparation.

Chez nous, les choses changent lentement puisque les pressions sociales et économiques sont grandes. Ces ajustements, qui vont le plus souvent vers une plus grande acceptation des canidés, touchent tous les secteurs de l’industrie, sauf la restauration. Le jour où on verra quelqu’un prendre place au restaurant avec son chien au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les poules voleront sur des drones. Raisons d’hygiène et de respect de la clientèle à prime abord.

Au camping

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De façon générale, là où les chiens sont acceptés, la principale règle qui prévaut consiste à les garder en laisse. C’est le cas des campings où les animaux ont fait une percée importante depuis longtemps. On doit reconnaître que les quadrupèdes peuvent évoluer sans problème dans les immenses véhicules motorisés mais la promenade doit s’effectuer en laisse et la bête ne peut être laissée libre sur les terrains.

Encore là, chaque camping possède ses règles propres. Particulièrement ceux qui proposent aussi l’hébergement en chalet. Le Camping Vauvert-sur-le-lac-Saint-Jean, à Dolbeau-Mistassini, affiche une position qui reflète la tendance générale en acceptant les chiens sur son site mais pas dans les chalets. Ce dernier tolère les chiens sur la plage contrairement au Camping Plage Blanchet, à Desbiens, qui les admet sur le terrain mais pas sur la plage.

Le Camping de Val-Jalbert ne fait pas obstacle aux chiens sur son site tant qu’ils sont tenus en laisse tandis que les propriétaires d’animaux qui souhaitent explorer le Village historique de Val-Jalbert peuvent profiter d’un service de garde gratuit (en cage) pour la durée de leur visite. Une initiative originale et singulière.

Quant au Parc aventure Cap-Jaseux, qui compte un camping, des chalets, la plage et des sentiers, les chiens peuvent accéder à l’ensemble du site, à l’exception de ce qu’on appelle les « hébergements expérientiels », du type maisons dans les arbres et autres.

Dans les parcs nationaux

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La situation est semblable dans les parcs nationaux canadiens. Dans la région, les animaux sont acceptés (sauf dans les bâtiments) dans les trois centres de Parcs Canada associés au parc marin du Saguenay-Lac-Saint-Jean : Le Centre d’interprétation et d’observation de Cap-de-Bon-Désir, celui de Pointe-Noire et le Centre de découverte du milieu marin.

Pour ce qui est de la Sépaq, l’organisme qui gère les parcs nationaux québécois mène actuellement trois projets pilote à l’extérieur de la région afin d’évaluer l’impact de la présence des chiens sur le milieu naturel et sur l’expérience de visite. On verra en 2018 quelle politique sera appliquée, les deux options étant : autorisation selon certaines conditions ou interdiction.

Pour plus d’informations : projetpilotechiens@sepaq.com.

Au Parc de la caverne du Trou de la Fée, les chiens en laisse peuvent être promenés en sentier mais ils n’entrent pas dans la caverne.

Les Jardins Scullion, à l’Ascension, constituent un autre bel endroit où se balader avec son chien mais ce dernier n’entre pas au restaurant.

Et les hôtels ?

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Quant aux hôtels du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il est impossible de dégager une règle générale. « C’est du cas par cas » affirme le directeur de l’Association régionale des hôteliers : Daniel Marquis. « Pour plusieurs hôtels, c’est non ! Il peut y avoir une ouverture du côté des motels dont les chambres donnent directement sur l’extérieur, mais il faut voir à la pièce. »

Une entreprise de type différent, les Chalets du Fjord, de L’Anse-Saint-Jean, accueille les chiens dans ses installations, sauf dans les studios et chalets. Elle impose toutefois des normes de propreté et de surveillance en plus de frais de 25 $ par jour.

Si vous demandez à Trip Advisor quels sont les hôtels acceptant les animaux domestiques au Saguenay-Lac-Saint-Jean ? On vous suggérera le Delta Saguenay (Jonquière), le Motel Panoramique (Chicoutimi) et les Comfort Inn d’Alma et Chicoutimi.

Booking.com ajoute à cette liste l’Hôtel du Fjord, l’Auberge Centre-Ville et l’Auberge le Parasol à Chicoutimi, l’Hôtel-Motel Les Cascades à Alma, le Motel Le Rond Point à Métabetchouan, La Diligence à Dolbeau-Mistassini, l’Auberge du Mont-Édouard de L’Anse-Saint-Jean et plusieurs autres. Consultez ces deux références…

Et si vous voulez faire vivre une expérience unique à votre compagnon, tendez une perche du côté des pourvoyeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui, comme la Pourvoirie du Lac Paul offrent des forfaits pêche, plein air et hébergement en nature qui peuvent éventuellement accommoder votre animal de compagnie. Voici d’ailleurs la liste des pourvoiries de la région qui accueillent les animaux de compagnie.

D’une façon ou d’une autre, un voyage avec Pitou ne s’improvise pas, mais reste toujours tellement agréable!

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Projet Fjord – Terre Rompue

Le Festival Regard débute demain, et on est très emballé à l’idée de stimuler notre imaginaire avec leur programmation riche et variée! À cette occasion, voici le 5e et le tout dernier billet du créatif Projet Fjord de La Bande Sonimage. Sachez d’ailleurs que l’ensemble des œuvres seront présentées dès demain à 19h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

Cette fois-ci nous vous présentons TERRE ROMPUE d’Alexandre Rufin, le 4e court-métrage du projet.

Crédit Photo : Mathieu Breton

Crédit Photo : Mathieu Breton

Le film d’Alexandre Rufin nous emporte dans cette fiction où son personnage, un réfugié, arrive par bateau au Canada et plus précisément à Ville de La Baie. Perdu, il sera ensuite confronté au froid et à sa survie. Son synopsis va comme suit : «Ô Canada, terre de nos aïeux. Parmi les races étrangères, notre guide est la loi.»

Voyons ce qu’il a pensé de son expérience :

Pourquoi as-tu choisi de faire ce film?

Alexandre : J’avais envie d’ancrer le fjord, ce cours d’eau majestueux, en imaginant tous les différents peuples qui l’ont navigué pour parcourir et implanter le territoire.

Qu’est-ce qui est nouveau pour toi en lien avec ta démarche artistique et de ta vision d’auteur?

Alexandre : Je ne dirais pas nouveau, mais plutôt que c’est une belle continuité de l’élan artistique que je vis en ce moment. J’ai envie d’explorer la fiction, qui, en premier lieu, pourrait paraître classique, mais ne l’est pas lorsqu’on cherche en profondeur.

En quoi la thématique «Fjord et sport» était-elle inspirante ou contraignante?

Alexandre : J’ai décidé de m’éloigner du sens du sport comme on peut l’entendre de prime abord. Je me suis laissé un peu aller et une histoire de Stephen King qui m’avait beaucoup marqué m’est revenue : Marche ou crève. Un sport macabre et poussé à son extrême ou le dernier marcheur devient le seul survivant. Les perdants auront le droit à une balle dans la tête. Le fjord par son caractère extrême devenait à mes yeux un univers de vie, mais aussi de mort.

Crédit Photo - Mathieu Breton

Crédit Photo – Mathieu Breton

Qu’aimerais-tu que les gens retiennent de ton film?

Alexandre : Éveiller en eux ce que moi-même n’imaginais pas.

Raconte-nous un moment fort ou émouvant du tournage?

Alexandre : De voir l’équipe me suivre malgré la température et les lieux difficiles d’accès. De sentir le film prendre vie avec l’implication de chacun.

Crédit Photo - Mathieu Breton

Crédit Photo – Mathieu Breton

As-tu des satisfactions en tant que réalisateur?

Alexandre : C’était un beau défi sur papier et j’ai pu le réussir en peu de temps tout en m’approchant du film que j’imaginais! De plus, être sélectionné en Compétition nationale à Regard est une très belle reconnaissance à mes yeux.

Résume ton tournage en quelques mots :

Alexandre : Style bordel guérilla-anarchico-eclaté-dingo-lumineux-passionné. (!)

Alexandre Rufin - réalisateur Crédit photo : Mathieu Breton

Alexandre Rufin – réalisateur
Crédit photo : Mathieu Breton

Anecdote :

Viméo-Anecdote-Terre Rompue

 

Consultez l’ensemble des photos du tournage ici.


 

Le film sera présenté demain, le 15 mars prochain à la Soirée régionale du Festival Regard, suivi d’un party de lancement au Sous-Bois à Chicoutimi.

Bon festival à tous!

Projet Fjord : bit.ly/ProjetFjord

La Bande Sonimage : bandesonimage.org/

Projet Fjord – Destrier

Le Festival Regard arrive à grands pas et avec lui, le dévoilement des courts-métrages du Projet Fjord. Oui, oui, ce projet dont on vous parle depuis quelques semaines et qui nous intéresse beaucoup de par son aspect humain et artistique ainsi que son objectif de mettre en lumière (entre autres) les beautés de notre majestueux fjord.

Cette fois-ci nous vous présentons DESTRIER de Philippe David Gagné, le 3e court-métrage du projet.

Crédit Photo : Mathieu Breton

Crédit Photo : Mathieu Breton

Philippe David Gagné, nommé créateur de l’année au Saguenay-Lac-Saint-Jean par le CALQ, nous plonge dans une fiction hivernale rocambolesque. Dans ce court-métrage, il est question d’honneur, mais aussi d’amour. L’un de ses personnages, joué par l’acteur Guillaume Ouellet, décide d’aller réparer son honneur sur les glaces d’une baie gelée et d’y vivre un duel épique. Le fjord, la glace, le froid, la pêche blanche, la motoneige, c’est toute une histoire racontée à l’intérieur d’un seul plan-séquence de sept minutes.

Comment s’est passée son expérience?

Pourquoi as‐tu choisis de faire ce film?

Philippe David : Pour le défi technique et l’envie de montrer des skidoos l’hiver.

Qu’est‐ce qui est nouveau pour toi en lien avec ta démarche artistique et de ta vision d’auteur?

Philippe David : C’est une autre déclinaison de mon « cycle baieriverain » avec une petit twist absurde. C’est de jouer sur la forme cinématographique et de revisiter un genre, s’amuser avec ses codes, comme BLEU TONNERRE et la comédie musicale. Ici, ce sont les codes du médiéval avec lesquels je me suis amusé. Ça rejoint aussi mon exploration des codes de la masculinité. C’est l’absurde honneur masculin qui, finalement, n’est pas si absurde que ça quand on regarde nos contemporains agir!

Crédit photo : Mathieu Breton

Crédit photo : Mathieu Breton

En quoi la thématique «Fjord et sport» était‐elle inspirante ou contraignante?

Philippe David : Le sport m’est venu assez rapidement : les motoneiges et l’hiver, sur les glaces du fjord. Évidemment, certains diront que la motoneige n’est pas un sport! Et pourtant, on peut être assez courbaturé après une journée de skidoo!

As-tu des anecdotes en lien avec le tournage?

Philippe David : Les amateurs de kitesurf qui aimaient beaucoup se mettre dans nos jambes. Comme on avait une cascade en motoneige, on avait toujours une petite crainte qu’un « kiteux » vienne se tuer dans un de nos skidoos.

Des recommandations?

Philippe David : Plus de répétitions lorsqu’on se lance dans un plan-séquence, l’hiver, avec des motoneiges et une cascade.

Crédit photo : Mathieu Breton

Crédit photo : Mathieu Breton

Des découvertes?

Philippe David : Ça m’étonne toujours à quel point les gens sont sympathiques et ouverts à prêter des choses, comme une cabane, des motoneiges, des habits, du temps, etc. Ce n’est pas une découverte, mais je le redécouvre à chaque tournage que je fais en région.

Qu’aimerais-tu que les gens retiennent de ton film?

Philippe David : Que l’honneur a la vie dure.

Philippe-David Gagné – réalisateur Crédit photo : Mathieu Breton

Philippe-David Gagné – réalisateur
Crédit photo : Mathieu Breton

Bande-annonce

Destrier - bande-annonce

Consultez l’ensemble des photos du tournage ici.


Le film sera présenté le 15 mars prochain à la Soirée régionale du Festival Regard, suivi d’un party de lancement au Sous-Bois à Chicoutimi.

Plus tard cette semaine, portrait du court-métrage du réalisateur Alexandre Ruffin – Terre rompue.

Projet Fjord : bit.ly/ProjetFjord

La Bande Sonimage : bandesonimage.org/

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