Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Le temps des récoltes

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Les lumières d’août ont fait place à celles de septembre et en fin de journée, tout le territoire s’embrase sous le soleil couchant. La beauté des champs et des fermes atteint alors son apogée. La Zone boréale offre ses saveurs les plus concentrée, le paysage est somptueux, c’est le temps des récoltes et de l’abondance, dont il importe de profiter avant l’hiver.

Il s’agit d’un moment parfait pour visiter les producteurs de la Zone boréale et faire le plein de ce qu’ils ont cultivé toute la saison durant. Peu le savent, mais le blé d’inde d’ici, un peu plus tardif que dans les régions plus au sud, est à son meilleur jusqu’à la fin du mois de septembre. En voilà une chance ! À la fin de l’été, c’est encore le temps des épluchettes et des dégustations des grains sucrés de ce graminé, seule céréale originaire d’Amérique. Vous le trouverez dans les marchés publics de la région ainsi que directement chez les producteurs. Et aux mêmes endroits, de tout pour les conserves, les sauces et les repas frais et copieux : tomates, carottes, concombres, aubergines, etc.

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C’est aussi un bon moment pour se rendre À l’Orée des champs, entreprise familiale de Saint-Nazaire célèbre pour ses mets du terroir à base d’agneau. Non seulement la beauté des lieux à cette période de l’année vaut-elle le détour – on peut même y emprunter des sentiers -, mais la qualité des aliments qu’on y retrouve aussi. Raffinée, chaleureuse, puisant sa matière première dans les produits de la ferme, la seule table champêtre certifiée de la région vous attend ! De la même façon, il est encore temps de vous rendre dans les quelques vergers et vignobles de la région. Les Vergers de velours, à Saint-Henri de Taillon, offrent notamment plusieurs produits uniques accessibles seulement sur place. L’étonnant et prodigieux Domaine le Cageot – Vignoble, à Jonquière, vous permet aussi de goûter à du vin fait ici et vous invite à la découverte de son cépage rouge, le Saint-André. Dans les trois cas, surveillez en route le territoire environnant. Sa beauté et sa spaciosité vous parleront des saveurs à venir.

Écrit le lundi, 28 août, 2017 par et déposé dans Non classé

Pourquoi appelle-t-on les gens du Saglac «Bleuets»?

Nous habitons une île: le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une drôle d’île, on doit en convenir. Une étendue d’eau entourée de terre et de montagnes, au beau milieu d’un océan d’épinettes. Un pays dans le pays, qui a tous les attributs de l’insularité.

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D’où vient ce qualificatif?

On qualifie affectueusement de « Bleuets », ces hommes et ces femmes qui ont le verbe haut et le geste généreux. Voilà déjà un premier trait distinctif puisque cette identification à un produit de la terre est plus qu’inhabituelle. Il y a plusieurs années, alors que j’avais produit un reportage sur la culture des bleuets au Lac-Saint-Jean pour le magazine agricole international de la compagnie d’équipement agricole John Deere, les éditeurs ont été extrêmement intrigués par le fait que les gens d’ici s’identifient à un fruit : le bleuet. « Cela nous semble un cas unique que nous n’avons jamais observé ailleurs, » m’ont-ils souligné en me demandant de développer cet aspect.

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De nombreux auteurs, journalistes, historiens, sociologues et autres ont abordé la question de l’identité régionale en superficie ou en profondeur. Pour certains, cette distinction est illusoire, prétentieuse et menaçante. Pour d’autres, elle représente le fondement d’une culture régionale authentique. Dans ce démêlé, l’historienne et polémiste Russel-Aurore Bouchard pose un regard incisif en clamant que les Bleuets perçoivent leur région « […] comme un pays, dans le sens le plus pur du terme ; un pays marqué d’originalité et caractérisé par une manière de vivre qui se distingue positivement de celle de la province et, de manière encore plus significative, de celle du Canada.

En fait, il s’agit plus précisément d’une culture imprégnée d’un certain mysticisme qui s’apparente étrangement à celui des bâtisseurs des grandes cathédrales d’Europe ; d’une culture qui s’est formée dans les contraintes épouvantables d’une géographie capricieuse, hostile et, à maints égards, inhumaine ; d’une culture qui s’est définie sur la base d’une histoire à la fois singulière et puissante. »

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Les Bleuets affichent une différence qui les démarque principalement du reste du Québec, comme le Québec affirme constituer une société distincte en Amérique du Nord. Cette prétention s’exerce sans arrogance, mais avec beaucoup d’insistance. Une de ses manifestations réside peut-être dans le fort sentiment autonomiste exprimé de longue date et partout connu. Depuis que le Saguenay–Lac-Saint-Jean a pris conscience de sa spécificité sociologique, politique, administrative ou culturelle, le débat sur cette question ne cesse d’être alimenté par un déluge d’argumentations et de déclarations qui semble sans fin.

Les Bleuets sont-ils vraiment aussi singuliers qu’ils le disent ?

Ils ont leur territoire bien délimité, leur histoire, leurs héros et un sentiment d’appartenance viscéral. La région a même été la première à posséder un drapeau, en 1938, dix ans avant que le Québec n’adopte le sien. Que faut-il d’autre pour avoir sa propre personnalité collective ?

Facteur premier de différenciation, l’isolement est d’abord une conséquence de la situation géographique de la région, comme l’exprime le géographe Gilles Boileau : « Le Saguenay–Lac-Saint-Jean ne ressemble à aucune autre région québécoise. C’est un coin de terre bien individualisé que la géographie a marqué profondément en l’isolant de la vallée du Saint-Laurent et en le coupant du Québec méridional par des reliefs vigoureux et une puissante forêt. »

Quant au caractère des Bleuets, modelé à la mesure du fjord, du lac et de la forêt sans bornes, il est probablement ce que le public retient le plus d’eux et ce qui ressort essentiellement dans les médias lorsque des personnages du Saguenay–Lac-Saint-Jean apparaissent dans des téléromans ou quand des Bleuets accèdent au vedettariat. Cette exubérance sans modestie dont parlait l’auteur Jean O’Neil est des plus typiques. Une légère tendance à l’exagération, non pas pour mentir, mais pour embellir la morne réalité. Un besoin irrésistible de s’afficher publiquement en tant que Bleuet lorsque l’on vit et travaille hors de la région. Une susceptibilité à fleur de peau quand des critiques sur la région sont émises.

Les Bleuets « à l’étranger » se regroupent aussi en association afin de mieux exercer le « blueberry power » en confrérie. Au fond, un mot traduit favorablement toutes ces bribes de personnalité, c’est fierté !

Unanimement, les observateurs s’entendent sur ce dénominateur commun tel que le déclarait l’ancien Premier ministre du Québec : Lucien Bouchard : « Je dirais que les gens de la région sont d’abord très fiers. Ils sont aussi indépendants, ayant appris à ne compter que sur eux-mêmes. »

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Un symbole

En plus d’être un symbole identitaire, le bleuet est aussi devenu la marque de prestige de la région, largement utilisée pour sa promotion touristique. En voyant un bleuet, stylisé ou nature, tous savent que l’on parle du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Immersion au 17 ième siècle

Site Nouvelle France WEB (2)

La pluie arrive en même temps que nous sur le site de la Nouvelle-France. Lorsque la visite guidée commence, on se dépêche d’entrer dans la maison longue pour se mettre à l’abri. L’orage assourdit l’ambiance générale. L’atmosphère est chargée du passé et une dame se met à parler doucement. Elle est amérindienne. Elle me raconte son mode de vie, mœurs et coutumes de l’époque. La confidence nous est dévoilée dans cette ambiance calme et intime.

Maison longue amérindienne

Maison longue amérindienne

Mon fils François écoute la dame attentivement, examinant avec attention chacun des objets du quotidien amérindien que nous faisons circuler entre nous. Les armes tranchantes sont ses préférées. Moi, ce sont les outils de cuisine qui me fascinent.

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Avec un genre de grand tamtam, elle nous fait vivre un rituel que les Amérindiens effectuaient pour guérir les maux de l’âme. Ce son résonne encore dans ma tête comme quelque chose de rassurant, telle une légende. À travers l’histoire racontée, je comprends ce que les Amérindiens ont dû vivre et mon empathie pour le peuple autochtone se fait sentir. Je n’ai plus envie de quitter cet endroit. Je m’y sens bien.

Une légende nous est racontée

Une légende nous est racontée

Même si le site de la Nouvelle-France a d’abord été conçu pour un décor de cinéma, n’en reste pas moins qu’on se retrouve réellement sur une terre qui fut habitée par les Amérindiens. Nombreux objets trouvés dans les fouilles archéologiques des lieux nous le prouvent.

Cette femme amérindienne, c’est une partie de l’histoire. Mais il y a également celle du prêtre, arrivé de France pour convertir le peuple à la religion catholique. Et il y a celle des hommes arrivés sur ces terres hostiles, qui devaient trouver une femme à marier et peupler la nouvelle colonie. Elisabeth, ma fille de 11 ans, s’est fait demander en mariage. À l’époque, on se mariait tôt et les femmes étaient une denrée rare. Et à 11 ans, même si on était encore un peu jeune pour le mariage, on ne l’était pas pour au moins faire une promesse de mariage.  Elisabeth riait jaune, à la limite d’avoir peur que ça soit vrai. Et nous, nous étions morts de rire.

Chez Samuel de Champlain

Chez Samuel de Champlain

Un peu à l’image du village historique de Val-Jalbert, ici, au site de la Nouvelle-France, on a droit à une courte immersion à l’époque ou les Français débarquent en Amérique.  Tant qu’à recevoir des notions d’histoires, c’est exactement comme ça que je les aime: quand on ressent l’atmosphère et qu’on a l’impression d’y être un peu.

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Vue sur la basse ville

Vue sur la basse ville

Écrit le mardi, 15 août, 2017 par et déposé dans Non classé
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