Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Mototourisme : Circuit GÉANT

Route 381 – crédit photo Tourisme Charlevoix, Bertrand Lemeunier

Route 381 – crédit photo Tourisme Charlevoix, Bertrand Lemeunier

Qu’on la nomme Petit parc ou Parc de la Galette, la route 381 apporte son lot de wow! à tous les motocyclistes qui la parcourent. Paysages à couper le souffle, arrêts incontournables, endroits pour casser la croûte et attraits historiques : ses 114 kilomètres ont tout pour plaire!

Amorcez votre balade à la jonction des routes 170 et 381 à Saguenay dans le secteur de Ville de la Baie. Avant de partir, pourquoi ne pas en profiter pour savourer un délicieux déjeuner original au Bistro Café Summum ? Ensuite, puisque vous serez déjà dans le Village portuaire, vous pourrez vous dégourdir les jambes avant de remonter sur votre moto ! Vous pourrez même assister aux escales de plusieurs croisières internationales, toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Queen Mary 2 - crédit photo : Marili Boucher

Queen Mary 2 – crédit photo : Marili Boucher

Alors maintenant, en route!

La route 381 est sinueuse et la qualité du chemin n’a pas son pareil. Près de 40 minutes après le début de l’escapade, vous pourrez vous arrêter chez Stivy Relais-Resto-Bar pour faire le plein d’essence et de produits régionaux, en vue de faire un pique-nique. Tout près, vous pourrez également vous arrêter à la halte routière de Ferland-et-Boilleau pour découvrir le magnifique pont couvert qui enjambe la rivière des Ha! Ha!, de même qu’un espace gazonné où vous pourriez avoir envie d’y étendre une couverture. À moins que les grands rochers plats directement sur la rivière vous interpellent davantage…

Pont Couvert du Lac Ha! Ha!

Pont Couvert du Lac Ha! Ha!

Poursuivez votre balade en bordure de la rivière des Ha! Ha! et traversez ensuite le lac du même nom pour vous enfoncer dans la forêt, en longeant le Parc national des Grands-Jardins. Vous serez sans mot devant l’immensité du paysage et les imposants caps de roches. Dans ce secteur très montagneux, il n’est pas rare d’y apercevoir de la neige dès la mi-octobre (sur les sommets et non sur la route, n’ayez crainte!).

Tout au long du parcours, vous serez agréablement surpris par les nombreux endroits où de larges accotements vous permettront de vous arrêter facilement. Ainsi, vous pourrez profiter des points de vue à votre guise, pique-niquer et peut-être même faire une saucette dans une des nombreuses rivières. (Bien que ça risque d’être frisquet à ce temps-ci de l’année!)

Route 381 – crédit photo Tourisme Charlevoix, Bertrand Lemeunier

Route 381 – crédit photo Tourisme Charlevoix, Bertrand Lemeunier

Historiquement intéressant

D’un point de vue historique, il est fascinant d’apercevoir les vestiges encore apparents du feu de forêt dans le parc national des Grands Jardins causé par la foudre en 1999. En quelques jours, 35 kilomètres2 de forêt − 11 % de la superficie totale − sont partis en fumée, laissant un panorama hors du commun qui saisit à tout coup, même après plus de 20 ans!

On longe ensuite longe la rive ouest de la rivière du Gouffre sur quelques kilomètres puis on arrive finalement dans le charmant village de Saint-Urbain où vous pourrez trouver plusieurs arrêts gourmands de la Route des Saveurs. Le périple se termine quelques kilomètres plus loin à la jonction de la route 138. De là, à vous de décider quels nouveaux horizons vous avez envie de découvrir!

Bref, que vous l’empruntiez dans un sens ou dans l’autre, la route 381 demeure un incontournable pour tous les motocyclistes qui ont envie d’une balade différente et impressionnante!

 

Les ponts couverts au Saguenay—Lac-Saint-Jean

Au Québec, le phénomène des ponts couverts est indissociable de l’histoire de l’ouverture  des régions à la colonisation. Ces ouvrages en bois étaient un lieu de passage primordial entre les nombreuses colonies dispersées sur un vaste territoire. Historiquement, le Saguenay—Lac-Saint-Jean a déjà compté plusieurs ponts couverts. Presque disparue aujourd’hui, l’infrastructure demeure toujours un exemple de savoir-faire et d’adaptation à son environnement.

Construit principalement entre le début du 19e siècle et la fin des années 1950, le pont couvert marque de son empreinte le paysage de la campagne québécoise. Dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, on recense la construction d’au moins 75 ponts couverts entre 1860 et le début des années 1940. À lui seul, le Lac-Saint-Jean en compte plus d’une soixantaine, dont les célèbres ponts Taché (Alma) et Taillon (Saint-Félicien). Le premier, construit au dessus de la Grande Décharge, représente lors de sa construction en 1894, une véritable prouesse technique (longueur : 189 mètres; démoli en 1947).

PONT TAILLON

Pont Taillon – Saint-Félicien

Le second pont est construit au dessus de la rivière Ashuapmushuan en 1895 (longueur : 219,4 mètres). D’abord nommé Taillon en l’honneur du premier ministre de la province de Québec, il est consumé par les flammes dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1908. L’année suivante, on reconstruit un nouveau pont couvert plus long et désigné Carbonneau en hommage au député provincial du comté Lac-Saint-Jean (longueur : environ 375 mètres; emporté par les glaces en 1942).

Après la Seconde Guerre mondiale, la disparition des ponts couverts est fulgurante (démolition, incendie). L’augmentation de la circulation automobile et la construction de nouveaux ponts avec des matériaux modernes marquent la fin de ce type d’infrastructure. Aujourd’hui, les ponts de bois couverts sont un bien patrimonial très précieux qui doit être conservé à titre exemplaire. Peu nombreux au Québec, la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean en compte quelques-uns.

Pont de Sainte-Jeanne-d'Arc - crédit photo : Alex Laliberté

Pont rouge – Sainte-Jeanne-d’Arc – crédit photo : Alex Laliberté

Le pont Rouge de Sainte-Jeanne-d’Arc qui traverse la rivière Noire a été construit en 1936 (28 mètres). Modèle Town typique, il est l’un des derniers vestiges encore visible d’une époque maintenant révolue. En 1995, menacé de ruine par la pourriture importante des culées de bois et des extrémités des cordes inférieures des fermes, le ministère des Transports consacre 135 000 $ pour sa sauvegarde.

Pont du Faubourg - L'Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg – L’Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg - L'Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg – L’Anse-Saint-Jean

Le pont du Faubourg à L’Anse-Saint-Jean qui traverse la rivière Saint-Jean a été construit en 1929 par Laurent Bouchard (on lui attribue au moins 14 ponts couverts au Saguenay). Figurant sur le revers des billets de banque canadiens de 1 000 dollars émis en 1954, il a été emporté par les glaces de la rivière au printemps de 1986. Peu endommagé, il est réinstallé sur des assises relevées d’un mètre et ouvert à la circulation le 31 décembre 1986.

Pont du Lac Ha! Ha!

Pont du Lac Ha! Ha! – Ferland-Boileau

Pont du Lac Ha! Ha!

Pont du Lac Ha! Ha! – Ferland Boileau

Le pont du Lac Ha! Ha! à Ferland-et-Boilleau qui traverse la rivière du même nom a été construit en 1934. La halte routière dans laquelle se trouve le pont couvert a reçu, en 2010, le prix du patrimoine de la MRC du Fjord-du-Saguenay dans la catégorie « Paysage ».

Pont Louis-Gravel

Pont Louis-Gravel – Sacré Coeur

Le pont Louis-Gravel de Sacré-Cœur qui traverse la rivière Sainte-Marguerite a été construit en 1934.  En 1998, le pont couvert est restauré par le ministère des Transports pour une somme de 267 000 $. Les travaux de réfection sont à peine terminés que le pont s’affaisse par le centre en deux parties. On doit alors tout refaire et installer une pile pour le soutenir.

Finalement, on retrouve également le pont Painchaud à Saint-Félicien qui a été retiré de son emplacement original en 2008 et remisé dans un champ de Saint-Méthode en attendant d’être rénové.

Pour en savoir plus, lire l’ouvrage de Gérald Arbour, Fernand Caron et Jean Lefrançois, Les ponts couverts au Québec (2005).

Un lac, une fée et des fantômes

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La semaine dernière, une petite excursion de deux jours nous a amenés à explorer une partie du Lac Saint-Jean: Desbiens et Val-Jalbert. L’été s’était enfin bien installé (c’était un peu trop long à mon goût cette année) avec le soleil et toute la petite famille était très enthousiaste à l’idée d’aller visiter Parc caverne du Trou de la fée. François, mon petit explorateur, espérait bien y trouver un trésor.

Caverne Trou de la fée-WEB-2

En partant le matin, j’étais loin de me douter que je manquerais de temps pour tout voir ce merveilleux site. Bien sûr qu’il y a le sentier pour se rendre à la caverne. Une fois sur place, un guide nous aide à y accéder et nous raconte l’histoire du Trou de la Fée. On y fait même le test de la noirceur totale, noir comme dans « tu  ne vois pas ta main en face de toi ».

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Mais le site compte en fait un total de neuf sentiers. Nous en avons fait cinq, ceux qui sont recommandés pour le parcours touristique.

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« La coulée verte » c’est le nom d’un des sentiers qui ressemble à la jungle amazonienne. Je vous le jure, une forêt amazonienne avec sa mousse, ses petites cascades et son vert dense.  J’avais l’impression d’être au Costa Rica. La majorité des sentiers ont conservé  leur côté naturel, nous faisant gambader de rocher en rocher. Beaucoup plus agréable ainsi à mon avis.

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Après notre merveilleuse après-midi, j’étais bien déçu de devoir quitter les lieux. J’aurais aimé avoir le temps de profiter de la tyrolienne et explorer les plus longs sentiers pour randonneurs avertis. Le parcours principal de l’ancien barrage est aussi accessible le soir et tout un système d’éclairage y est installé afin d’admirer la chute en soirée.

Cette journée s’est terminée à un endroit ou vous devez dormir au moins une fois dans votre vie: Le Village Historique de Val-Jalbert. De nature assez rêveuse, je n’ai eu aucun problème à me laisser emporter par les lieux, complètement déconnectée du reste du monde. J’ai été dépaysée! On a l’impression qu’une bulle temporelle nous englobe, nous permettant de vivre le passé comme nulle part ailleurs. Complètement autonome par son hébergement, son restaurant et son transport. Et il y a la chute de jour, mais aussi la chute de nuit, wow! Moi et Marie-Andrée y serions restés des heures et des heures à l’admirer. Une fois de plus, j’ai dû essuyer des larmes en partant. « Mais Maman, jamais je ne reverrai la chute avec toutes ses lumières » Décidément, je manque de temps partout où je vais. Alors, ne soyez pas surpris si je vous dis encore une fois que j’ai manqué de temps pour tout faire à Val-Jalbert. J’aurais repris le petit train mille et une fois juste pour le plaisir de circuler comme bon me semble. Géocaching, ballade guidée en train, village animé, téléphérique, sentier, spectacle immersif, de quoi s’occuper toute une journée.

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« Et puis les enfants, avez-vous vu des fantômes cette nuit? » Le silence s’est installé et ils m’ont regardée, les yeux grands ouverts d’inquiétude, se demandant bien pourquoi je leur demandais ça. Intérieurement, je me félicitais d’avoir omis cette information la veille au soir. Dormir dans un village fantôme, ça peut donner la frousse!

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