Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

À la découverte des produits de la Zone boréale

Je suis assise au Café du Presbytère de Chicoutimi. Du sourire qui illumine son visage à ses yeux qui s’embuent dès qu’elle me parle de ses cueillettes en forêt, je devine rapidement que les feuilles et les grains qui se nichent au creux de sa main offrent bien plus que des propriétés nutritives. Pour Nathalie Thibault, qui me décrit chacune de ses trouvailles, « ce sont de petites histoires. Chaque fois que je trouve quelque chose, c’est comme si je découvrais un trésor. »

Si vous avez déjà goûté au thé des bois, au poivre des dunes, aux graines de Mérika ou même au thé du Labrador, pour ne nommer que ceux-là, vous savez que cette fervente ambassadrice de saveurs dit vrai! C’est dans cette optique que je suis partie au Saguenay-Lac-Saint-Jean dernièrement pour explorer la Zone boréale.

Ces produits nordiques, hélas, comme pour beaucoup d’autres Québécois, m’étaient presque inconnus. L’esprit ouvert aux rencontres et aux histoires, j’ai laissé les cueilleurs, producteurs et ambassadeurs de saveurs me dévoiler les secrets des spécialités régionales.

Exode Cafe - Jennifer Dore Dallas - sandwich

De nombreux ingrédients boréaux

À partir du sapin, Nathalie crée du sel et de la gelée, tandis qu’avec le thé du Labrador, elle concocte une délicieuse trempette. Le thé des bois, qu’on compare souvent aux « paparmanes » de nos grands-mères, sert à rehausser certains desserts, mais à bien plus que ça!

Café du Presbytère Sel de sapin Café du Presbytère

J’ai pu constater la variété de petits fruits nordiques, de céréales d’hiver (eh oui, ça existe!), de viandes, de poissons, de gibiers et de nombreuses autres trouvailles que les cueilleurs se font un plaisir de mettre sur la table ou d’utiliser pour assaisonner leurs plats. La région regorge d’épices indigènes et de petits fruits nordiques délicieux. D’ailleurs, la camerise est de plus en plus populaire à l’échelle internationale!

Le froid, un allié!

Un aspect des produits boréaux que je trouve particulièrement intéressant est qu’ils sont souvent associés à des pratiques plus responsables. Le climat plus rude les protégeant, ils nécessitent moins de produits chimiques et d’antibiotiques pour être cultivés ou élevés. Qui aurait cru que le froid pouvait être aussi bénéfique?

De la fierté régionale

Jonathan Grenon, le chef de l’Auberge des Battures, l’a bien dit. Nous sommes trop fiers de ce qui se fait ailleurs, le gazon est toujours plus vert là-bas. Pourtant, mon voyage au cœur de la Zone boréale me l’a bien prouvé, nous n’avons rien à envier aux autres, notre terroir est d’une richesse inimaginable lorsque nous prenons le temps de l’apprivoiser.

C’est ce qu’il fait lors de ses temps libres, partant à la recherche de champignons forestiers (morilles, pleurotes, bolets, dermatoses, chanterelles, etc.) dès qu’il en a l’occasion. « La forêt est accessible à tous. Les gens peuvent donc eux-mêmes retrouver les produits de la Zone boréale et les apprêter à leur façon. Nul besoin d’élevages ou de fermes pour récolter quelques graines de Mérika ou encore du thé des bois. »

Auberge des Battures - Jennifer Dore Dallas - crevettes

Agathe Bouchard de L’Exode Café m’assure que la Zone boréale ne s’explique pas, elle se déguste et il faut se déplacer pour vivre cette expérience. Je ne peux que lui donner raison, car je suis repartie conquise par ces passionnés qui m’ont permis de poser de nombreuses questions, d’approfondir ma connaissance des ingrédients nordiques et de goûter à l’identité du terroir du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui se retrouve dans chaque bouchée.

Repas Auberge-bistro Rose & Basilic Cocktail régional

À ma prochaine visite en Zone boréale, je me promets d’accompagner ces amants de la nature dans leurs explorations en forêt pour me  familiariser avec la cueillette et la récolte des produits gourmands qui ont marqué mes papilles à jamais!

À quand votre prochaine visite de la Zone boréale?

Jennifer Doré Dallas
du blogue
moimessouliers.org

Lac-Saint-Jean : un paradis boréal gourmand!

C’est bien connu, le Lac-Saint-Jean est une destination prisée tant par les Québécois que par les touristes qui recherchent des paysages photogéniques et des établissements des plus accueillants. Saviez-vous qu’on y retrouve également plusieurs adresses de la Zone boréale, cette association de producteurs et d’ambassadeurs de saveurs qui souhaitent mettre en lumière le meilleur de ce que le Saguenay-Lac-Saint-Jean a à nous offrir?

Partons donc à la découverte de ces arrêts gourmands aux alentours du lac et sur ses rives, un parcours idéal pour un long week-end ou vos prochaines vacances. Lors de mon séjour, je suis arrivée doucement aux abords de cette spectaculaire étendue d’eau, commençant mes explorations à Saint-Nazaire et finissant à Saint-Félicien, en passant par la rive nord du lac. Si vous avez le temps, je vous recommande d’en faire un tour complet pour bien saisir son immensité et les multiples points de vue qui le ponctuent.

Vos premiers pas à Alma

Prenez la route tôt le matin pour ne rien rater de votre première journée qui sera bien remplie! Cap sur Alma pour un lunch à L’Exode Café dont les sandwichs et les salades confectionnés à partir de produits locaux vous donneront toute l’énergie nécessaire pour la suite du voyage.

Exode Cafe - Jennifer Dore Dallas - salle Exode Cafe - Jennifer Dore Dallas - repas

Parcourez le parc thématique L’Odyssée des Bâtisseurs, enfourchez votre vélo pour une balade le long de la Véloroute des Bleuets ou sirotez un bon latté au Café du Clocher. Les possibilités sont nombreuses! En soirée, posez vos bagages dans votre chambre aux allures modernes à l’Auberge-bistro Rose & Basilic avant de rejoindre le restaurant de l’établissement dont l’ambiance chaleureuse vous mettra l’eau à la bouche, sans parler des produits du terroir disponibles au menu.

Auberge-bistro Rose et Basilic - Jennifer Dore Dallas - salle a manger du bas Auberge-bistro Rose et Basilic - Jennifer Dore Dallas - general tao Auberge-bistro Rose et Basilic - Jennifer Dore Dallas - lit

Le lac Saint-Jean, de Saint-Nazaire à Saint-Félicien

Toute fin de semaine mérite un brunch du dimanche et l’expérience sera riche en saveurs À l’Orée des Champs de Saint-Nazaire. La ferme gourmande est spécialiste de l’agneau depuis plus de 80 ans et cette viande de la Zone boréale, entre autres plaisirs, est maintenant servie dans la superbe grange toute de bois qui vous accueillera pour le repas.

A loree des champs - Jennifer Dore Dallas - bois A loree des champs - Jennifer Dore Dallas - brunch A loree des champs - Jennifer Dore Dallas - salle a manger

Reprenez tranquillement la route vers Saint-Gédéon en admirant le paysage qui se métamorphosera rapidement devant vos yeux. Vous apercevrez bientôt le fameux lac Saint-Jean qui vous attendra un peu plus tard pour une collation sur ses rives. Faites donc provision de fromages et de pains au bistro-boulangerie Médard, un incontournable, tout comme la Microbrasserie du Lac-St-Jean située dans le même village.

Sans compter les nombreux arrêts-photos que vous effectuerez, la route vers Saint-Félicien par le sud du lac dure environ une heure. Arrêtez-vous çà et là pour prendre un bon bol d’air frais avant d’arriver à votre destination, l’Auberge des Berges.

Auberge des Berges - Jennifer Dore Dallas - litAuberge des Berges - Jennifer Dore Dallas - chambre

Ne ratez surtout pas le coucher de soleil qui est simplement spectaculaire depuis la terrasse des lieux. Savourez ce moment avant de passer à table À l’Audace boréale, une adresse gastronomique qui fait la fierté des propriétaires, Mireille et Jacques, ambassadeurs de saveurs de la Zone boréale. Mon coup de cœur? L’Aventure nordique, une surprise culinaire qui vous permettra de savourer les spécialités régionales élaborées au gré des inspirations en cuisine. Du mercredi au samedi, vous pourrez aussi terminer la soirée à la microbrasserie La Chouape, à quelques minutes de l’auberge.

Auberge des Berges - Jennifer Dore Dallas - Parmentier Auberge des Berges - Jennifer Dore Dallas - salle a manger

Des classiques jeannois à ne pas manquer

Certains grands classiques du Lac-Saint-Jean méritent qu’on s’y attarde plus longuement, c’est le cas du Zoo sauvage de Saint-Félicien que vous pourrez visiter après le déjeuner. En fin d’après-midi, arrêtez-vous au Musée du Cheddar de la Vieille fromagerie Perron pour une dégustation de fromages régionaux ou encore un atelier d’initiation à la fabrication du fromage. Vous pourrez même rapporter votre création!

Vieille fromagerie Perron Restaurant Chez Perron

Après un séjour au Lac-Saint-Jean, je suis convaincue que serez vous aussi charmé par la passion dont les ambassadeurs de saveurs de la Zone boréale témoignent au quotidien dans leur mission. Fort à parier que vous voudrez poursuivre vos explorations plus longuement!

À quand votre passage au Lac-Saint-Jean?

Bon voyage,

Jennifer Doré Dallas
du blogue
moimessouliers.org

Centre plein air Mont-Vilain / Au centre de l’action

Le territoire des Monts-Valin est « universellement » connu par les motoneigistes. Ce qui est moins connu, c’est qu’au pied des Monts, à l’est du lac Saint-Jean jusqu’aux confins du Pays de Maria-Chapdelaine, se trouve un immense terrain de jeu très enneigé qui va bientôt devenir l’extension du massif montagneux.

Avec le chantier du nouveau parc régional des Grandes-Rivières qui se concrétisera d’ici l’automne 2017, c’est un territoire tout neuf qui s’ouvrira aux motoneigistes. Ce projet en voie de réalisation jettera des ponts sur les rivières de ce vaste espace sauvage, dont la légendaire Péribonka, en créant un nouveau lien de sentiers entre les Monts-Valin, le Nord du Lac et Chibougamau. Tout ça dans une région trop méconnu malgré la grande abondance de ces accumulations de neige.

Comme nous sommes ici à la limite des zones habitées et des terres publiques, les services et les relais se font rares. C’est là que le Centre plein air Mont-Vilain (vilain jeu de mot en effet) prend une importance stratégique.

S’il y a un secret trop bien gardé à l’ombre des Monts-Valin, c’est bien la petite communauté de Lamarche avec son fabuleux lac Tchitogama et la grandiose rivière Péribonka. Dans cette contrée d’hiver, le nouveau nom fait rapidement sa marque auprès des motoneigistes.

Une popularité reconquise

Par ce vendredi ensoleillé du début février, l’hiver bat son plein au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les mordus de motoneige affluent sur les Monts-Valin et, à une trentaine de kilomètres de la montagne, plusieurs d’entre eux font escale au Centre plein air Mont-Vilain, au long du sentier 367. Aujourd’hui, ils emplissent complètement la salle à manger pour le repas du midi. Durant les fins de semaines, le restaurant est toujours plein à craquer. Ce soir, les locateurs des chalets viendront passer la soirée en savourant les spécialités culinaires de la maison.  Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice, se sont portés acquéreurs de l’endroit en 2015 sans trop savoir dans quoi ils s’embarquaient mais avec une énergie sans borne et une philosophie qui peut se résumer en quelques mots : le respect du client.

Drôle d’histoire

L’histoire de Martin et Annik, en lien avec leur nouvelle vocation d’aubergistes, a de quoi étonner bien, qu’au départ, elle n’ait rien de particulièrement original. « Nous sommes venus dans le secteur pour la pêche puis nous sommes carrément tombés en amour avec l’endroit. » Et il y a de quoi ! Il faut voir le très impressionnant paysage du lac Tchitogama, un  immense plan d’eau qui fait une douzaine de kilomètres de longueur et qu’on compare toujours au fjord du Saguenay à cause des hautes falaises qui l’encadrent. Le couple, qui habitait Alma, à une demi-heure de route de Lamarche, s’est acheté un chalet sur place tout en poursuivant ses activités professionnelles. Martin est une sorte de touche-à-tout du monde des affaires et il n’a pas hésité à se lancer en hôtellerie avec Annik, même si le couple n’avait absolument aucune expérience en la matière. Ça a été le coup de foudre ! Peu à peu, Martin s’est départi de ses autres business pour se consacrer uniquement au Mont-Vilain.

« C’est facile ! »

Plusieurs motoneigistes connaissaient déjà ce centre plein air 4 saisons qui compte un camping et une marina en plus des chalets, dont deux avec une structure de tipi et d’autres aménagés dans la coque d’anciens bateaux alligators qui servaient sur la rivière Péribonka à l’époque pas si lointaine de la drave. L’endroit s’appelait alors Scoobyraid et il a connu ses heures de gloire avant de péricliter. C’est à ce moment qu’Annik et Martin arrivent dans l’histoire, armés de toute leur bonne volonté.

Quand on connaît le monde de l’hôtellerie, on sait à quel point il s’agit d’une activité exigeante qui demande qu’on s’investisse corps et âme sans compter son temps. Toutefois, on s’étonne d’entendre parler Martin lorsqu’il s’exclame : « C’est facile ! Nous sommes arrivés ici sans la moindre expérience et c’est ce que les gens ont aimé puisque notre seul souci a été de savoir ce qui les rend heureux et de leur procurer ! C’est plaisant de travailler auprès de gens qui sont en vacances, relax et toujours de bonne humeur. En plus, j’ai travaillé sans relâche dans d’autres entreprises depuis l’âge de 18 ans, sans jamais pouvoir vraiment m’arrêter. Ici, nous fermons durant quelques semaines en automne et au printemps et nous pouvons profiter de la vie beaucoup plus qu’auparavant. C’est vrai qu’il faut être à l’œuvre sept jours sur sept, du matin au soir mais c’est toujours dans un contexte humain agréable et dans la perspective de pouvoir prendre des vacances. Ce qui ne m’est jamais arrivé dans ma vie. » C’est pourquoi l’homme d’affaires, qui souhaitait au début gérer le centre plein air en plus de ses autres activités s’est progressivement départi de ses entreprises pour ne conserver que Mont-Vilain.

Denise présente la fameuse potence

Denise présente la fameuse potence

Chalets du Centre de plein air

Chalets du Centre de plein air

L'accès au centre plein-air aux abords du lac Tchitogama

L’accès au centre plein-air aux abords du lac Tchitogama

Le nouveau nom du relais s'est rapidement imposé auprès des motoneigistes.

Le nouveau nom du relais s’est rapidement imposé auprès des motoneigistes.

Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice

Martin Lachance et sa conjointe, Annik Morice

La potence

Actif derrière le bar, Martin discute avec les clients tout en voyant aux mille et une demandes qui surviennent de la clientèle. Annik court également dans tous les sens avec l’autre serveuse, Marie, toujours prêtes à entamer un bout de discussion avec les visiteurs qui se questionnent sur la région.

Durant ce temps, Denise, une cuisinière d’expérience qui a travaillé plus de 25 ans dans un restaurant populaire d’Alma, se démène sans sa cuisine pour répondre aux commandes.  Le restaurant sert le petit déjeuner à partir de 8h00 le matin. Le midi, le menu propose des plats populaires : pizza, pâtes, burgers, sandwichs, salades et autres. Le soir, la salle se transforme et le menu se rehausse pour offrir des tables d’hôtes plus élaborées où figure la spécialité de la maison : la potence flambée.

Denise présente la fameuse potence, un triangle de métal hérissé de piques, suspendu au-dessus d’une planche de bois et à l’intérieur duquel on installe un brûleur. On embroche sur les tiges des cubes de filets de porc marinés et épicés selon une recette secrète dénichée en Europe. On place un plat de riz sous la potence avant de passer au moment le plus spectaculaire du service : la flambée. On utilise alors un mélange de différents alcools qu’on enflamme et qu’on déverse sur la viande en faisant une longue traînée de feu. Tout un spectacle dont vous pouvez voir quelques images sur la page Facebook de l’entreprise. Si cette description vous ouvre l’appétit, n’oubliez pas qu’il est indispensable de réserver à l’avance pour se faire servir la potence flambée.

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