Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Offrez-vous la mycogastronomie régionale!

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Vous êtes amateur de gastronomie et de champignons ? Vous avez déjà songé à partir à la cueillette, mais vous ne savez pas où trouver vos champignons préférés? Vous avez peur de commettre une erreur d’identification, car votre seule expérience de récolte de champignons se résume aux aventures de Mario Bros sur console ? Dans ce cas, j’ai la certitude que ce billet pourrait grandement vous intéresser.

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean possède plus de 2500 espèces de champignons dont une trentaine sont comestibles. De plus, selon l’analyse des données météorologique par la Mycoboutique, cette saison de récolte s’avère très prometteuse. Quoi dire de plus pour vous convaincre de vous lancer dans ce passe-temps fort agréable au goût?

Comment s’y prendre ?

Tout d’abord, il est fortement déconseillé de vous aventurer seul(e) et de récolter des champignons sans réaliser une contre-identification par des mycologues d’expérience. Il faut garder en tête que certaines espèces sont néfastes et dangereuses, voire mortelles, pour la santé.

Ensuite, il existe en région plusieurs groupe de mycologues amateurs, de guides-cueilleurs et de personnes ressources pour vous permettre d’être initié(e) en toute sécurité.

  1. L’entreprise de consultants en environnement BioTerra offre des sorties d’initiation et de formation sur la cueillette et l’identification de champignons dans la région du Saguenay.
  1. L’entreprise Champignon Boréal à Chicoutimi offre des activités de mycotourisme en groupe au Parc Aventures Cap Jaseux à tous les samedi, et ce, du 12 août jusqu’au mois de septembre. Les sorties sont d’ailleurs suivies d’une dégustation. Pour vous inscrire vous devez contacter le Parc Aventures Cap Jaseux.
  2. Le Cercle des mycologues du Saguenay offre également un service de guide-cueilleur.
  3. Pour les sorties au Lac-Saint-Jean, la Société de mycologie d’Alma offre des sorties en groupe. Néanmoins, vous devez être membre pour participer aux activités de cet organisme à but non lucratif.

Pour en savoir plus …

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Tout d’abord, pour obtenir plus d’information sur les pratiques de récolte en région, je vous conseille fortement de consulter et de suivre la page Facebook des Champignons comestibles du Lac-Saint-Jean.

Ensuite, si la cueillette ne vous intéresse pas, mais vous cherchez à vous procurer ce genre de produit. Sachez qu’on en retrouve de plus en plus dans les épiceries locales de la région. Si vous ne trouvez pas ce dont vous cherchez, les entreprises Champignon Boréal et Morille Québec offrent une belle diversité de produits ainsi qu’un service de vente et d’achat de champignons.

Enfin, je terminerai en vous conseillant fortement de consulter ce merveilleux guide sur les champignons comestibles du Lac-Saint-Jean, réalisé par la Forêt Modèle du Lac-Saint-Jean, et de vous rappeler : En cas de doute, s’abstenir !

Bonne cueillette !

Pourquoi appelle-t-on les gens du Saglac «Bleuets»?

Nous habitons une île: le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une drôle d’île, on doit en convenir. Une étendue d’eau entourée de terre et de montagnes, au beau milieu d’un océan d’épinettes. Un pays dans le pays, qui a tous les attributs de l’insularité.

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D’où vient ce qualificatif?

On qualifie affectueusement de « Bleuets », ces hommes et ces femmes qui ont le verbe haut et le geste généreux. Voilà déjà un premier trait distinctif puisque cette identification à un produit de la terre est plus qu’inhabituelle. Il y a plusieurs années, alors que j’avais produit un reportage sur la culture des bleuets au Lac-Saint-Jean pour le magazine agricole international de la compagnie d’équipement agricole John Deere, les éditeurs ont été extrêmement intrigués par le fait que les gens d’ici s’identifient à un fruit : le bleuet. « Cela nous semble un cas unique que nous n’avons jamais observé ailleurs, » m’ont-ils souligné en me demandant de développer cet aspect.

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De nombreux auteurs, journalistes, historiens, sociologues et autres ont abordé la question de l’identité régionale en superficie ou en profondeur. Pour certains, cette distinction est illusoire, prétentieuse et menaçante. Pour d’autres, elle représente le fondement d’une culture régionale authentique. Dans ce démêlé, l’historienne et polémiste Russel-Aurore Bouchard pose un regard incisif en clamant que les Bleuets perçoivent leur région « […] comme un pays, dans le sens le plus pur du terme ; un pays marqué d’originalité et caractérisé par une manière de vivre qui se distingue positivement de celle de la province et, de manière encore plus significative, de celle du Canada.

En fait, il s’agit plus précisément d’une culture imprégnée d’un certain mysticisme qui s’apparente étrangement à celui des bâtisseurs des grandes cathédrales d’Europe ; d’une culture qui s’est formée dans les contraintes épouvantables d’une géographie capricieuse, hostile et, à maints égards, inhumaine ; d’une culture qui s’est définie sur la base d’une histoire à la fois singulière et puissante. »

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Les Bleuets affichent une différence qui les démarque principalement du reste du Québec, comme le Québec affirme constituer une société distincte en Amérique du Nord. Cette prétention s’exerce sans arrogance, mais avec beaucoup d’insistance. Une de ses manifestations réside peut-être dans le fort sentiment autonomiste exprimé de longue date et partout connu. Depuis que le Saguenay–Lac-Saint-Jean a pris conscience de sa spécificité sociologique, politique, administrative ou culturelle, le débat sur cette question ne cesse d’être alimenté par un déluge d’argumentations et de déclarations qui semble sans fin.

Les Bleuets sont-ils vraiment aussi singuliers qu’ils le disent ?

Ils ont leur territoire bien délimité, leur histoire, leurs héros et un sentiment d’appartenance viscéral. La région a même été la première à posséder un drapeau, en 1938, dix ans avant que le Québec n’adopte le sien. Que faut-il d’autre pour avoir sa propre personnalité collective ?

Facteur premier de différenciation, l’isolement est d’abord une conséquence de la situation géographique de la région, comme l’exprime le géographe Gilles Boileau : « Le Saguenay–Lac-Saint-Jean ne ressemble à aucune autre région québécoise. C’est un coin de terre bien individualisé que la géographie a marqué profondément en l’isolant de la vallée du Saint-Laurent et en le coupant du Québec méridional par des reliefs vigoureux et une puissante forêt. »

Quant au caractère des Bleuets, modelé à la mesure du fjord, du lac et de la forêt sans bornes, il est probablement ce que le public retient le plus d’eux et ce qui ressort essentiellement dans les médias lorsque des personnages du Saguenay–Lac-Saint-Jean apparaissent dans des téléromans ou quand des Bleuets accèdent au vedettariat. Cette exubérance sans modestie dont parlait l’auteur Jean O’Neil est des plus typiques. Une légère tendance à l’exagération, non pas pour mentir, mais pour embellir la morne réalité. Un besoin irrésistible de s’afficher publiquement en tant que Bleuet lorsque l’on vit et travaille hors de la région. Une susceptibilité à fleur de peau quand des critiques sur la région sont émises.

Les Bleuets « à l’étranger » se regroupent aussi en association afin de mieux exercer le « blueberry power » en confrérie. Au fond, un mot traduit favorablement toutes ces bribes de personnalité, c’est fierté !

Unanimement, les observateurs s’entendent sur ce dénominateur commun tel que le déclarait l’ancien Premier ministre du Québec : Lucien Bouchard : « Je dirais que les gens de la région sont d’abord très fiers. Ils sont aussi indépendants, ayant appris à ne compter que sur eux-mêmes. »

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Un symbole

En plus d’être un symbole identitaire, le bleuet est aussi devenu la marque de prestige de la région, largement utilisée pour sa promotion touristique. En voyant un bleuet, stylisé ou nature, tous savent que l’on parle du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les ponts couverts au Saguenay—Lac-Saint-Jean

Au Québec, le phénomène des ponts couverts est indissociable de l’histoire de l’ouverture  des régions à la colonisation. Ces ouvrages en bois étaient un lieu de passage primordial entre les nombreuses colonies dispersées sur un vaste territoire. Historiquement, le Saguenay—Lac-Saint-Jean a déjà compté plusieurs ponts couverts. Presque disparue aujourd’hui, l’infrastructure demeure toujours un exemple de savoir-faire et d’adaptation à son environnement.

Construit principalement entre le début du 19e siècle et la fin des années 1950, le pont couvert marque de son empreinte le paysage de la campagne québécoise. Dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, on recense la construction d’au moins 75 ponts couverts entre 1860 et le début des années 1940. À lui seul, le Lac-Saint-Jean en compte plus d’une soixantaine, dont les célèbres ponts Taché (Alma) et Taillon (Saint-Félicien). Le premier, construit au dessus de la Grande Décharge, représente lors de sa construction en 1894, une véritable prouesse technique (longueur : 189 mètres; démoli en 1947).

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Pont Taillon – Saint-Félicien

Le second pont est construit au dessus de la rivière Ashuapmushuan en 1895 (longueur : 219,4 mètres). D’abord nommé Taillon en l’honneur du premier ministre de la province de Québec, il est consumé par les flammes dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1908. L’année suivante, on reconstruit un nouveau pont couvert plus long et désigné Carbonneau en hommage au député provincial du comté Lac-Saint-Jean (longueur : environ 375 mètres; emporté par les glaces en 1942).

Après la Seconde Guerre mondiale, la disparition des ponts couverts est fulgurante (démolition, incendie). L’augmentation de la circulation automobile et la construction de nouveaux ponts avec des matériaux modernes marquent la fin de ce type d’infrastructure. Aujourd’hui, les ponts de bois couverts sont un bien patrimonial très précieux qui doit être conservé à titre exemplaire. Peu nombreux au Québec, la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean en compte quelques-uns.

Pont de Sainte-Jeanne-d'Arc - crédit photo : Alex Laliberté

Pont rouge – Sainte-Jeanne-d’Arc – crédit photo : Alex Laliberté

Le pont Rouge de Sainte-Jeanne-d’Arc qui traverse la rivière Noire a été construit en 1936 (28 mètres). Modèle Town typique, il est l’un des derniers vestiges encore visible d’une époque maintenant révolue. En 1995, menacé de ruine par la pourriture importante des culées de bois et des extrémités des cordes inférieures des fermes, le ministère des Transports consacre 135 000 $ pour sa sauvegarde.

Pont du Faubourg - L'Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg – L’Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg - L'Anse-Saint-Jean

Pont du Faubourg – L’Anse-Saint-Jean

Le pont du Faubourg à L’Anse-Saint-Jean qui traverse la rivière Saint-Jean a été construit en 1929 par Laurent Bouchard (on lui attribue au moins 14 ponts couverts au Saguenay). Figurant sur le revers des billets de banque canadiens de 1 000 dollars émis en 1954, il a été emporté par les glaces de la rivière au printemps de 1986. Peu endommagé, il est réinstallé sur des assises relevées d’un mètre et ouvert à la circulation le 31 décembre 1986.

Pont du Lac Ha! Ha!

Pont du Lac Ha! Ha! – Ferland-Boileau

Pont du Lac Ha! Ha!

Pont du Lac Ha! Ha! – Ferland Boileau

Le pont du Lac Ha! Ha! à Ferland-et-Boilleau qui traverse la rivière du même nom a été construit en 1934. La halte routière dans laquelle se trouve le pont couvert a reçu, en 2010, le prix du patrimoine de la MRC du Fjord-du-Saguenay dans la catégorie « Paysage ».

Pont Louis-Gravel

Pont Louis-Gravel – Sacré Coeur

Le pont Louis-Gravel de Sacré-Cœur qui traverse la rivière Sainte-Marguerite a été construit en 1934.  En 1998, le pont couvert est restauré par le ministère des Transports pour une somme de 267 000 $. Les travaux de réfection sont à peine terminés que le pont s’affaisse par le centre en deux parties. On doit alors tout refaire et installer une pile pour le soutenir.

Finalement, on retrouve également le pont Painchaud à Saint-Félicien qui a été retiré de son emplacement original en 2008 et remisé dans un champ de Saint-Méthode en attendant d’être rénové.

Pour en savoir plus, lire l’ouvrage de Gérald Arbour, Fernand Caron et Jean Lefrançois, Les ponts couverts au Québec (2005).

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