Blogue officiel Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean

BlogueLe Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région vaste qui dispose d’une offre touristique très variée. Afin de vous aider à planifier vos vacances, l’équipe du blogue des Géants cherchera à vous informer sur les toutes dernières nouveautés, nos bonnes adresses et sur les personnes qui feront de votre prochain séjour chez-nous un succès. Sans compter que vous en apprendrez sur le milieu touristique, son fonctionnement et ses secrets. Une mine d’information provenant d’une équipe d’expérience, voilà ce que nous avons à offrir.

Sortez votre cirage!

Vos plus beaux habillages, et surtout, n’oubliez pas d’apporter de la cire en masse, car ce ne sont pas les possibilités de pratiquer le ski de fond qui manque dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. En effet, que vous soyez du type classique, pas de patin ou plutôt ski nordique dans l’arrière-pays, l’offre régionale sera vous plaire, et ce, peu importe l’endroit où vous vous trouvez.

Carte de localisation des centres de ski de fond dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Carte de localisation des centres de ski de fond dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

La carte ci-dessus tirée du Guide Ulysse de raquette et de ski de fond présente les principaux attraits présents sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les centres de ski de fond sont présentés a priori par sous-région (c.-à-d. Saguenay et Lac-Saint-Jean), selon la difficulté et selon le type de ski de fond que l’on veut pratiquer.

Au Saguenay

Une multitude de choix s’offre à vous autant pour une « petite vite » en revenant du boulot ou pour une randonnée de plusieurs heures. Avec leurs parcours rapides et vallonnés, les boucles de 3 km, 6 km et 9 km du Mont-Édouard, les 20 km du Centre plein air Bec-Scie, les 32 km du Parc de la Rivière-du-Moulin à deux pas du centre-ville de Chicoutimi, les 8 km du Valinouët ou le décor enchanteur du Club Perce-Neige de Bégin seront parfaire vos envies de glisses en classique ou en patin.

En famille dans la boucle de 6 km avec le petit dernier (Mont-Édouard)

En famille dans la boucle de 6 km avec le petit dernier (Mont-Édouard)

Une « petite vite »  en revenant du boulot (Parc de la Rivière-du-Moulin)

Une « petite vite » en revenant du boulot (Parc de la Rivière-du-Moulin)

Une mention toute spéciale est attribuée au Club de ski de fond Le Norvégien pour leur offre généreuse (69 km) de boucles et de pistes de tous les styles et pour tous les niveaux. Le centre offre un réseau de pistes en forêt dans un décor majestueux et ce, à quelques minutes du centre-ville de Jonquière. Il est également important de mentionner que ce dernier ainsi que le Centre plein air Bec-Scie  offrent respectivement des parcours éclairés de 4 km et 3,2 km (la Familiale) accessibles jusqu’à 21 h pour les mordus de glisse ne pouvant se libérer plus tôt.

Pour les amateurs de ski-hok (ou ski-raquette) et de ski nordique (ou ski hors-piste) au Saguenay, le Sentier des Murailles, le parc national du Fjord-du-Saguenay et des Monts-Valins ainsi que le Club de raquette et de plein air Laterrière offrent plusieurs kilomètres de sentiers balisés afin de vous permettre d’admirer la grandeur du paysage hivernal régional en dehors des sentiers battus.

Au Lac-Saint-Jean

Le Lac-Saint-Jean possède également son lot d’attraits concernant le ski de fond. Le Club de ski de fond Dorval en est un bon exemple et il s’avère d’ailleurs un de mes coups de cœur de cette saison. Ce dernier offre 25 km de sentiers doubles pour tous les amateurs de patin et de classique. Ce centre de ski de fond, jugé par certain comme l’un des plus beau du Québec, présente des défis et du plaisir garanti pour toute la famille. De plus, le réseau possède trois boucles éclairées le soir de 2,2 km, 3,5 km et 5,5 km! Les fondeurs et fondeuses seront également charmés par le parcours de 10 km du Club Plein-air de Roberval qui sillonne le village pittoresque de Val-Jalbert et longe la rivière du même nom. Afin de vous dégourdir les jambes, Le Club Toboski offre plusieurs parcours totalisant près de 15 km de sentiers de type classique ou pas de patin et ce à quelques minutes de Saint-Félicien.

À pas de patin avec la petite famille (Club de ski de fond Le Norvégien)

À pas de patin avec la petite famille (Club de ski de fond Le Norvégien)

Enfin, deux petits centres de ski de fond au nord du lac Saint-Jean méritent d’être mentionnés en raison de la beauté de leur réseau de pistes : Le Centre Do-Mi-Ski qui offre un réseau de 30 km de sentiers de tous les niveaux dans un environnement familial et les 34 km de sentiers entretenus par l’Association des sportifs d’Albanel. Ce dernier parcours situé à Albanel vous permettra d’aller admirer la rivière Mistassini dans sa splendeur hivernale lors de vos escapades en ski de fond.

Comme vous pouvez le constater, les possibilités de sortir vos skis de fond sont grandes et présentes partout dans l’ensemble de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Peu importe le type de glisse que vous pratiquez! Il ne reste plus qu’à chauffer vos fers, cirer et préparer vos skis pour ainsi en profiter pleinement tout au long de l’hiver.

Au plaisir de se croiser sur les pistes!

Une avalanche de bon temps au Saguenay–Lac-Saint-Jean

VSG

Crédit photo: Martial Tremblay – Village sur glace de La Baie

L’enneigement exceptionnel de la région en fait un paradis blanc pour les amateurs de la saison hivernale. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, chaque bordée de neige apporte son lot d’activités. Il y a tant à voir et à faire, et tant de façons de découvrir le pays des Géants, que ce soit lors d’activités, d’un séjour, d’une virée gourmande ou tout cela en même temps!

Les activités au pays de la démesure

Dès le 26 décembre, le Zoo sauvage de Saint-Félicien vous promet un hiver étonnant de nature grâce à toute une gamme d’activités hivernales captivantes. De nombreux animaux du Zoo raffolent de la neige. Découvrez-les sous un nouveau jour!

Vous êtes invités à poursuivre votre lecture ici.

 

C’est plus facile filmer l’hiver quand on l’aime

Le tournage de cette vidéo n’a pas été si simple. On s’était donné comme vaste mandat de montrer toute la beauté de l’hiver. Aller au-delà du froid et des désagréments qu’il entraîne. Parce qu’ici, même si on dit aimer l’hiver, on a une relation trouble avec cette saison. Plusieurs la combattent, l’endurent. Je les comprends, j’ai longtemps emprunté cette voie. L’hiver était pour moi rude; je le traversais. Les vents et les averses de neige étaient pour moi des désagréments. Déneiger l’auto, attendre que le givre s’efface, même si on est en retard pour aller reconduire les enfants à l’école. Je ne sais plus comment c’est arrivé, mais il y a quelques années, j’ai commencé à aimer l’hiver. À ne plus placer ces difficultés à l’avant-scène.

 

Nos figurants en pleine descente. Même si c'était nuageux, c'était magnifique.

Nos figurants en pleine descente. Même si c’était nuageux, c’était magnifique.

 

Je pense que ça a commencé au Mont-Édouard, à l’Anse-Saint-Jean. Un ami dirigeait le centre et ça m’a incité à m’y retrouver plus d’une vingtaine de fois avec ma planche à neige. L’Anse-Saint-Jean, c’est spécial. Pour moi qui viens de La Baie, une ville située à 45 minutes de ce village, on dirait que je suis chez moi. Il y a un lien naturel entre le Bas-Saguenay et La Baie. Ce n’est pas dans ce texte que je vais explorer cette filiation anthropologique, mais je vous confirme qu’il y a de quoi. Donc, avec ma planche, j’en ai vu des choses. Des sous-bois sans fin, débordant de neige même en milieu de journée, des paysages incroyables, des amis trop enthousiastes. J’ai même tourné mon premier film dans cette montagne, un mélange d’horreur et de comédie que je regarde aujourd’hui avec amusement. C’est mon ami JF qui a eu l’idée de base dans le télésiège. D’ailleurs, il ne cesse de revendiquer les droits de ce modeste scénario depuis.

 

Premier film dans lequel je me suis permis toutes les folies qui me passaient par la tête.

Premier film dans lequel je me suis permis toutes les folies qui me passaient par la tête.

 

D’ailleurs, j’écris ce texte en revenant de la Suisse, sur un vol Zurich-Montréal, sur le retour d’un festival de cinéma à Genève. On est loin de la classe affaires quand on est un jeune réalisateur. On se retrouve plutôt aux côtés de touristes québécois, revenant de la Terre Sainte. On supporte les histoires de Bethléem en mangeant ses pâtes fraîchement réchauffées. Sans dire que les montagnes de l’Anse-Saint-Jean ressemblent aux Alpes, je vous confirme qu’un jour de brume, quand j’étais au sommet du mont Édouard, au-dessus des nuages, et que pointaient les pics des monts environnants, on n’avait pas grand-chose à envier aux Suisses. C’était pas aussi gros, mais c’était sûrement aussi beau. Bien entendu, ils ont encore le chocolat et la fondue au fromage. Là-dessus, on perd la bataille, c’est certain. Bien que la Fromagerie Lehmann, notre fierté suisse à nous, vaut plus que le détour. Un jour, quelque part entre Drummondville et Victo, un fromager m’a avoué que pour lui, monsieur Lehman, Jacob de son petit nom, c’est un Dieu dans son domaine. J’en pense pas moins.

 

Le village de pêche blanche de l'Anse-à-Benjamin est un lieu magique. Ma cabane est située dans la rue du centre, côté droit, au milieu du chemin. Malheureusement, quand je l'ai sortie des glaces, le mur avant s'est accroché au sol et il s'est complètement détaché du reste de ma modeste cabane. Il va falloir en acheter une nouvelle!

Le village de pêche blanche de l’Anse-à-Benjamin est un lieu magique.

 

C’est bien beau le fromage, mais on s’éloigne de l’hiver. De sa beauté qu’il fallait filmer, de ce mandat que l’on m’a donné, quand l’hiver se terminait. Produire une vidéo, c’est toujours un combat. Une lutte où il faut aligner plusieurs facteurs précaires. D’abord, la disponibilité des figurants. C’est bien beau montrer des épinettes et des sapins, mais à un moment, on a besoin d’une skieuse, d’un raquetteur, d’une passionnée de chiens de traîneaux. Ensuite, il faut que la météo soit de notre bord. Pour filmer de belles images aériennes, on espère qu’Éole se la coulera douce. On cherche à éviter les -40, autant pour éviter que la caméra et que son caméraman ne se plaignent. Puis, il faut que l’équipe, bien que toute petite, soit disponible. Aligner ces trois facteurs, ça tient parfois du miracle.

 

La veille du tournage, il y avait eu une bonne averse de neige partout dans la région.

La veille du tournage, il y avait eu une bonne averse de neige partout dans la région.

 

Pour filmer les monts Valin, on s’est repris 4 fois. Mais quand on y est allés, ça valait le coup. Voyage en Econoline monté sur des chenillettes et petite marche santé pour rejoindre le pic ultime. Évidemment, le caméraman, équipement oblige, se prélassait sur le ski-doo. C’est toujours comme ça. C’est souvent lui qui travaille le plus fort, donc, lui laisser un répit, de temps en temps, c’est de bonne guerre. On a pris le temps de filmer, de proche, de loin, de haut, de bas, de côté, au ralenti, à la vitesse réelle, avec deux ou trois lentilles, notre raquetteur et le paysage qui l’absorbe. Quand on s’est retrouvés au sommet, il y avait un groupe scolaire. On a choisi de ne pas vous le montrer. Filmer des jeunes, ça implique d’avoir l’accord de tous leurs parents. C’est pas simple. Et de toute façon, ils étaient à un âge où l’on ne savoure pas autant ce genre de choses.

 

La forêt est tout le temps belle. De près, de loin, du sol ou du ciel.

La forêt est tout le temps belle. De près, de loin, du sol ou du ciel.

 

Un paysage d’hiver, on dirait que ça prend un certain temps avant de savoir l’apprécier. Avant d’en être touché pour vrai. Le froid prend le dessus sur tout. C’est bien triste. Si je n’avais pas commencé ma relation à long terme avec l’hiver, j’aurais sans doute fait comme les jeunes. J’aurais vapoté sur le sommet, fait quelques blagues suivies de rires démesurés, et je serais retourné chez moi. Je n’aurais pas apprécié autant le sous-marin acheté au dépanneur de Saint-Fulgence. Celui que j’ai mangé dans le petit campement du parc national, aux côtés de touristes français, qui semblaient comprendre comme moi qu’ils vivaient un moment unique, même s’ils avaient le même genre de sous-marin. On était bien loin de leur jambon-fromage-pain croûté, mais on avait le poêle à bois, qui réchauffait violemment nos joues et tout notre corps. C’est ça l’hiver. Les plaisirs simples. La surabondance de vêtements qui prend le dessus sur la froidure, pour nous faire vivre des moments exceptionnels.

 

L'incarnation du ''cute'' et de l'innocence.

L’incarnation du cute et de l’innocence.

 

Comme cette belle rencontre, encore à l’Anse-Saint-Jean, avec Vanessa, une Française qui a choisi de s’installer avec son armée de chiens, et son homme, pour faire découvrir aux touristes nos plus grandes forces. Entre nous, on est toujours étonnés de voir que la plupart des gens qui œuvrent dans le domaine des chiens de traîneaux viennent du Vieux Continent. En la voyant prendre soin de ses chiens, en l’écoutant transmettre sa passion, j’ai compris qu’elle avait vu et saisi quelque chose que plusieurs Saguenéens et Jeannois ignorent.

 

Aucun animal n'a été maltraité pendant ce tournage.

Aucun animal n’a été maltraité pendant ce tournage.

 

L’une de nos plus grandes forces, ce n’est pas l’été, c’est l’hiver. La saison la plus poétique, celle qui brille et qui rayonne. Celle qui émerveille. Il suffit de l’aimer, d’ouvrir son cœur de glace. Ainsi, on peut commencer à voir notre terre autrement. On peut l’apprécier à sa juste valeur, et la filmer dans toute sa grandeur, dans toute sa splendeur, et arriver à montrer toute sa noblesse boréale.

 

Une image difficile à capter sous les tropiques.

Une image difficile à capter sous les tropiques.

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